‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeille, abbé séculier de Brantôme et d'André vicomte de Bourdeille (volume 2)Chapitre 243 sur 361 · M. LE BARON I · texte numérisé non relu

M. LE BARON I

mal si Ton ne le gouverne bien , tout ainsy qu'à un petit enfant une espée en sa main.

On dit que feu M. de Sirozzc son fils luy ressembloit un peu en cesle foy ; je n'eu sçay rien ; mais il estoit homme de bien et d'honneur. Bien est vray que la rcync qui l'aymoit , et son ame et tout, après lavoir souvent pressé et importuné de lire dans la Bible, et qu'il y trouverait chose leans qui l'édifierait de beaucoup , et en auroil fort ftrand contentement , après plusieurs refus . le tenant un jour eu sa chambre, luy monstra ladicle Bible pour y lire au moins un chapitre qu'elle luy monslra, pour l'amour d'elle; ce qu'il fit et le lit : et y ayant trouvé un passage qui ne luy pleut, il ferma aussy tost le livre, et dit à la rcync que ce passage luy faisoit perdre le goust de lire les autres. Je ne nommeray point ledict passage, de peur de scandalle. Je l'ay ouy conter ainsy à personne de foy.

Sur ce je finis le parler de ces messieurs de Strozze : aussy que j'en parle ailleurs.

M. LF. BARON DE hk GAIUJE.

Or, d'autant qu'en parlant de M. le prieur de Capuc, grand homme de mer, il m'est entré en pensée d'en parler d'autres bous que nosroysonl eu à leur service : j'en veux doneques parler de deux qui ont est .s généraux des gallercs de France, qui sont estes M. le baron de Ia Garde et M. le {;rand prieur de France, de , la maison de Lorraine , frere à feu M. de Guy se.

D'autant que le baron de La Garde a esté le j premier, j'en parlera y doneques de luy le premier ; et dirav comme à son commancement on l'appclloit le capitaine Poulin , et ce nom luy a duré long-temps. Feu M. dcl^n{jeay, estant lieutenant du roy en Piedmonl, i'cslcva et l'advança, pour lecojjnoislre homme d'esprit, j de façon et de belle valeur et apparence; car | il estoit beau ?t de belle taille, et pour le cognoistre de bon service.

Il le fil coguoistre au roy François, après les morts de Rincon et Fre^ouzc , par plusieurs voyages qu'il luy fit faire vers Sa Majesté ; si

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