M. DANDELOT
Or, M. l'admirai ayant faict Testât de couronnel durant toutes lès guerres espaignolle», la trefve se vint à faire entre l'empereur et le roy, et pour ce , tous les prisonniers fureut rendus, et par conséquent M. d'Andelot. qui avoit espousé tousjours pour prison le chasteau de Milan despuis qu'il fut pris à Parme; et venant en France, M. son frère se desfit de son estât, qui le gardoit à telle intention, et le quitta à son frère par la volonté du roy ainsy telle.
En cela le successeur ne céda rien en courage et vaillance à son prédécesseur, fors en l'expérience , qu'il n'avoit si grande , n'ayant eu le temps ny la commodité de la sçavoir à cause de sa prison. Mais tant y a, ladicte trefve ayant esté rompue, les uns disent par le voyage de M. de Guyse en Italie, d'autres par M. l'admira), pour son entreprise qu'il fit sur Douay en Artois , et la prise et saccagement de Lens. audict Artois aussy. (Mais l'cnnemy en avoit donné les premières occasions, tant à cause de l'oppression et guerre qu'il faisoit an papr Paul IV, qui avoit eu son recours au roy comme à son bon fils aisné, et aussy pour une infinité d'autres entreprises que l'enncmy avoit faictes en Frauce, et mesmessur Metx, par la menée de M. de Savoye , et autres actes d'hostilité qu'on verra dans l'histoire de France, et force qui vivent encor qui le pourront tesmoigner, et que j'en parle ailleurs.) La guerre doneques s'estant esmeue fort et ferme et que le roy catholique vint assiéger Sainct Quentin, M. l'admirai, gouverneur pout lors de Picardie, s'y estant jetté dedans avec ques une extresme diligence , belle fortune et grandeur de courage, et avecques fort peu d'hommes pourtant, et principalement d'har quebuserie, dont il en eut grand faute pu»