ASTRE
Panant , tourne le monde, et va chercher Bussy:
Son cœur, plus «rand qu'un monde, a mi» ion corps icy :
Tu a* Teu «l'autre* mort» , tu n'en vit jamais une
Qui ail m peu laisse mourir pour le tretpas.
Son plaisir fut ta mort, *e* plaisir* ces combals.
II fut craint du «ofcil , bien aime de la lune,
Délaisse seulement de l'ingratte fortune,
Qui ne l'avoit aymé , car il ne l'aymoit pat
Son ame brave encor le plut brave du ciel ,
Et ce que j'en «cru d'uuc phi me attrtmpee.
An lieu du papier blanc, il etenvit au ciel :
Son ancre fut «ou sang , ta plume son e«pe. .
Dieu ait son ame, mais il mourut (quand il trespassa) un preux très-vaillant et généreux aux guerres , partout où il s'est trouvé.
H a très-bien combattu à la prise de Bains en Flandre ; il n'oublia rien de sa charge de couronnel, qu'il ne s'en acquittoit très- vaillamment. A la prise de la ville de Fontenay en Poictou , estant maistre de camp, ainsy que le régiment qui estoit commandé pour y aller estoit en garde, M. de Bussy îc prévint, et marchant drbvant, y cuida faire une grande sédition pour la préséance. Ausiegedel<usignan, il combattit et en porta les marques. À celuy de Saint-Lo, il n'y fut pas blessé, mais il ne laissa à l'assaut de Faire toutes les preuves d'armes qu'il est possible, aussy bien que ceux qui furent blessés. Si bien que celuy qui en porta les nouvelles de la prise à la reyne régnante pour lors (je ne la nommerai point ), louant extresmement M. de Lavardin qui avoit esté griefvement blessé, M. de Bussy le vouloit quereller et luy faire un affront très-grand et le tuer, sans une personne que je sçay, l'appellant larron d'honneur, d'autant qu'il avoit parlé par trop librement à la
*yne de luy, et par trop haut loué l'autre.
XVU1.