LE COMTE GUILLAUME DE FURSTEMBERG
te front et la teste : car c'est justement où il faut donner, tant pour la beauté que pour un bon besoing , s'il y faut venir à bon escient. Ij*s seigneurs de Lorgc et Vaudray (dict le Beau) nt furent si heureux ny si saii|;lans en leurdcffy ci combat qu'ils firent au siège de Mesicres : car et l'un et l'autre ayant , donné leurs coups de picques ordonnés , se retirèrent sans avoir gaifiné aucun advantage l'un sur l'autre, ce dijfut les Mémoires de M. du Bellay. Ainsy la fortune joue son jeu avec aucuns bien , avec d'autres mal , comme il luy plaist Favoriser et desfavoriser ses gens.
J'ay cogneu deux frères de ce M. de La Mole, braves et vaillans gentilshommes provançaux, dont l'aisné estoit maistre de camp des bandes françaises qu'il amena de Ferrare en France, comme j'en parle ailleurs , lequel laissa après soy deux braves enfans pareils au pcre. Ce fut grand dommage du jeune qui fut exécuté à Paris, car il a voit beaucoup de vertus. J'en parle