M. DE SANCY
M. de Sancy * Test aujourd'huy, comme Ton m'a dict.
LE COMTS PK TàNDE.
Feu M. le comte de Tande, le bonhomme, te fut aussy au royaume de Naples et au camp d'Avignon.
xuv.
LE COMTE D'ESTAMPSa
M. d'Estampes le fut au camp de Perpignan, fort aymé d'eus, car ilestoit très-magnifique et splendide en sa table, aussy qu'il estoit trèssage et très-advisé, et fort discret i leur commander.
EN61LBERT DE GLEVES.
Advant* tous eux , Engilbert de Gleves commanda aux Suisses à la brave battaille de Fournoue.
LE BAILLIFDE DIJON.
Le baillif de Dijon commandoit aussy aux Suisses qui estoient avec M. d'Orléans, despuis notre roy Louis XII, lorsqu'il desfit l'armée de mer du roy de Naples.
d*aboTd sous le nom de M. de Méru, fut nommé colonel général des Suisses, i>ar lettres patentes de Charles IX, du 15 juin 1571.
^ Nicolas de Uarlay, chevalier, baron de Maule , seigneur de Sancy et de Grosbois, colonel général des Suisses p«r lettres de Henri IV, au camp devant La Fère en 1596. 11 avait levé à ses frais v.uc année de dix mille Suisses, qu'U amena au roi Henri 111 peu de jours avant l'assassinat de ce prince. 11 avait mis ses pierreries en sage pour arriver à son but : le fameux diamant le Sancy, quî appartient aujourd'hui à la couronne , en faisait partie.
rOO HOMMES ILLUSTRES ET GRANDS CAPITAINES FRANÇOIS.
de qui elle pourroit estre. Il luy dit qu'elle estoit de M. de Fontenay le jeune Rohan, qui estoit l'un des couronnels , car il fut fiait couronnel des bandes qui vindrent de Dauphiné, car il y avoit M. de Grammont^t M. d'Andelot, et qu'un soldat des siens luy avoit dict. Alors M. de Guyse
à la prise de Chastelleraud, aux troisiesmes troubles , estant commissionaire de rartillerie Or il est temps que je face fin, ou jamais non. Si j'ay erré, je prie ceux qui me voudront corriger me pardonner , ne pensant avoir rien dict que ne l'aye veu ou appris de plus grands que
se leva et lui dit : «C'est une chose qu'un cou- i moy, et emprunté de bons lieux. Possible que
«ronnei sur-tout doibt adviser, de bien contree garder son drapeau, et ne se perdre point; «encor que tout capitaine en doibve faire de a mesmes, mais pourtant c^est un plus grand re- « proche à un couronnel, et en est l'importance «plus grande qu'on ne pense. » Alors il prit ladicte enseigne et la mit près de son lict à son chevet. Au bout de quelques jours il fit donner deux cens escus audit capitaine Burée, et luy fit despuis bonne chère et le caressa fort, enoorque il Teust cognu fort advant. Ce capitaine Burée avoit esté en Toscane avec M. de Valleron , et estoit l'une de ses payes realles, et paradvant avoit suivy le capitaine Bourdeille, mon frère, en Piedmont, et me vint saluer après qu'il eut parlé avec feu M. de Guyse, me cognoissant, me dit-il , à la phisionomie dudict capitaine Bourdeille; et s'offrit à moy, ne m'ayant jamais veu ny cognu, ny moy luy. Il mourut despuis
ceux qui me voudront corriger pourront dire que je puis avoir dict beaucoup de petites choses légères et frivoles, et avoir nommé force personnes basses, dont je m'en fusse bien peu passer, et les lecteurs aussy de les lire. Toutesfois je ne Fay pas (aict pour l'amour d'eux , car je sçay bien qu'il est impossible de contenter les oreilles délicates d'aucunes personnes auxquelles rien ne se peut raisonner que très-grand et très-baut ; je m'en contenteray pourtant moy seul quand je les liray, et m'en plairay en moymesme, en me ressouvenant de messeignenrs et bons amys et de leurs beaux faicts. Gepea< dant je fais là fiQ. Que pleust à Dieu messieurs les mareschaux deStrozze ou de Montlnc, de Biron ou autres grands capitaines , eussent entrepris cest œuvre, nousy apprendrions tresfous, et y verrions de plus belles choses et enrictaies qu'il n'y a icy, Or c'est assez.
FIN DES GAPITAINIS FRANÇOIS HT BSTRAN6BRS.