PRÉFACE
DIVISION DU RECDE1L^
Or, ce racueil, en ce qui touche les est rédigé en deui grtDds volumes*
Le premier, qui est très grand et ample, trakle des plus grands capitaines qui ont estes dqwis cent ans jusqu'au jour d'huy parmy les Espalgnob et François, et remarque aucuns de leursparticttlîersbeauxiaicud'armesetdicts,en nos guerres, que nos pères et nous avons veues.
U second volume contient cinq fort grands chapitres ou discours.
Le l^traictedetousnoscoronnelsfirançoiset maistres de camp et d'aucuns de leurs particuliers beaux exploits depuis leur première iuslitadon jusques à ce temps.
U 2<^ parle et traicte d'aucuns duels, combats, camp-dos, appels, desfisqoi se sont faicts, tant en France qu'ailleurs.
Le y traicte d'aucunes belles rodomontades espaignolies, mises en leur langue et traduites eo françois.
Le4nrai€te à sçavoir à qui on est plus tenu , ï sa patrie, à scm roy ou à son bienfaicteur 3.
Le 6* parle d'aucunes retraictes de guerre qu'ont ftiîct aucuns capitaines, et comment elles Talent bien autant quelquefois que les combals.
Le tout dédié à nostre reyne Marguerite.
ftwr le recueil des oames , il est aussi rédigé en deux grauids volumes.
Le premier est dédié à nostre susdite reyne Marguerite, qui contient plusieurs longs et grands discours.
U 1** parle et traicte de la reyne Anne de France, duchesse de Bretaigne, et d aucunes de ses vertus , mérites et louanges , comme font tous les autres cy-apres de mcsmes.
U y, de la reyne, mère de nos derniers roys.
I^ y, de la reyne d'Escosse et reyne douairière de France.
U 4«, de la reyne d'Espaigne, madame Elisabet de France.
I^ 5«, de la reyne de France cl de Navarre,
* Ce morceau faisait la préface de la première rédac iwii. J'ai cru devoir le placer ici comme serrant à iudi- {uer Tensemble de« écrits de BraDiôme.
« Ce morceau a été in«éré plus lard par Brantôme dan$ b Tie de La Noue, où oo le trouvera.
madameMargnerite de Franee, fille à nous restée
maintenant seulle de la noUe maison de France.
Le 6®, de mesdames les filles de France qui
sont estées despuis cent ans.
Le 7% des deux reynes Jebannes de Naples, eitraictes du noble sang de France ^
Le deuxième volume est dédié â M. le due d'Alançon , de Brabant et conte de Flandres ^ qui contient aussi plusieurs beaux discours.
Le 1^ traicte de Tamour de plusieurs femmes maryées,et qu'elles n'en sont si blasmables comme Ton diroit , pour le faire , le tout sans rien nommer et à mots couverts.
I Le 2^, sçavoir qui est la plus belle chose en
, amour , la plus plaisante et qui contente le plus ;
I ou la veue , ou la parolle ^ ou le touctaement.
' Le y traicte de la beauté d*une belle jambe,
; et comment elle est fort propre et a grand' vertu pour attirer â TanTour.
, liC 4®, quel amour est plus grand, plus ardent et plus aysc : ou celluy de la fille, ou de la femme maryée , ou de la vefve , et quelle des trois se laisse plus aisément vaincre et abattre. Le 6^ parle de Tamour d'aucunes femmes vieilles , et comment aucunes y sont autant ou plus subjettes et chaudes que les jeunes, comme se peut parestre par plusieurs exemples, sans rien nommer ni escandaliiser.
Le e* traicte, qu'il n'est bien séant de parler des honnestes dames, bien qu'elles Fassent l'amour , et qu'il en est arrivé de grands inconvénients pour en médire.
Le 7® est un recueil d'aucunes ruses et astuces d'amour^, qu'ont inventées et usées au-
j cunes femmes maryées, vefves et filles, à l'endroit de leurs marys, amans et autres : ensemble de plusieurs ruses de guerre de plusieurs capitaines, à l'endroit de leurs ennemys, le tout en comparaison , â sçavoir quelles ont esté les plus rusées, cautes, artificielles, subellines, et mieux inventées et pratiquées, tant des uns
* Deux autres chapitres aur les dames ont été depuis sûoutés par lui.
■ Ce morceau n'a paru dans aueoae éditioB^ et ja M le
Teiroittv ^^9 dam H» maniiscriis.