APPELLE LE MARQUIS DE BOURDEILLE
François-Sicaire de Bourdeiile, appelle le marquis de Bourdeiile, se trouve employé avec la simple qualité de messire , et celles de marquis d'Archiac et de Bourdeiile, dans le contract de mariage , du 9 janvier 1625, de Henry de Bourdeiile de Mata, son cousin germain.
qui épousa madamolselle Glaude Rouanlt de Thiembrune.
Il ne parolt pas avoir eu part aux intrigues du comte de Montrésor , son frère, ni aus autres cabales de cour. Il est vray que la Fie du duc d'Espernon le taxe d'avoir été envoyé
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sous le nom de comte de Bourdeille , en 1637 , avant son frère , vers ce duc , pour renga^jer do donner retraite dans son f^ouvernemenl du dlic d'Orléans , et au comte de Soissons, après que leur projet contre le cardinal de Richelieu eût été découvert. Mais c'est le seul endroit ( ù il en soit fait mention ; car il n'y en a nul v.\sti{îe, ni dam \es Mémoires du comte de Montrésor, ni dans plusieurs autres ouvrages qui parlent des affaires de ce temps.
11 faut bien nécessairement qu'il ne fût pas coupable , et qu'au contraire il eût les grâces du cardinal de Richelieu , puisqu'après ta mort de son père en 1641 , il luy succéda dans ses employs. Il étoit même alors conseiller d'Etat, et capitaine de cinquante hommes d'armes des ordonnances du roy. Les provisions des deux charges de gouverneur et de séneschal de Périgord, qui luy furent expédiées sons le nom de marquis de Bourdeille, à Saint-Germain-en- Layc, le 6 et 10 avril 1641, portent qu'elles luy sont accordées, non-seulement en considération des services de son père pendant une longue suite d'années; ma isaussy par la confiance qu'a Sa Majesté dans sa fidélité , en ayant reçu des preuves particulières en différentes occasions. Le roy, par les provisions de gouverneur dePérigord, luy donna pouvoir décommander ses armées dans son département, conmie a voit fait feu le mdrquis de Bourdeille, son père. Ces provisions furent registi ées au parlement de Bourdeaux les 7 et 8 août de la même année, après que le marquis de Bourdeille y eut prêté le serment accoutumé. Quoyqne dans tous ces actes , le marquis de Bourdeille y soit qualifié conseiller d'État, le brevet ne luy en fut cependant expédié que le 21 may de cette année 1641.
Par la mort de son père, la plus grande partie des biens de la maison de Bourdeille luy paroissoit dévolue, en vertu de la .sub.^titution formée par André , vicomte de Bourdeille, et Jacquette deMontberon, ses ayeux; par les reprises qu'il avolt à répéter sur les biens libres de son père pour le remplacement des dégradations faites aux biens substitués; et par les avantages spécifiés en sa foveur dans le contract de mariage de sa mère. Il avoit d'ailleurs hérité des deux tiers de la sticcession de la comtesse de Duretal , sa tante , qui , par son
testament du 12 août 1641, en l'instituant son héritier pour les deux tiers, luy avoit aussi donné la permission de retirer sous trois ans les biens fonds d'acquêts qu'elle avoit légués à ses autres héritiers, et avoit seulement exigé de luy qu'il leur payât le prix de l'acquisition qu'elle en avoit faite ; testament qui le qualifie de haut et puissant seigneur François-Sicaire de Bourdeille , chef de sa maison.
Quoyqu'il eût fait reconnottre et approuver par une consultation signée de plusieurs avocats de Périgueux, le 12 novembre 1641, les prétentions que luy donnoit la substitution de ses ayeux et le contract de mariage de sa mère; cependant il n'en profita pas. Au contraire , il se contenta de faire un partage avec le comte de Montrésor , son frère , suivant les coutumes des lieux et du droit écrit. On ne connott ce partage que par la citation qu'il en fait iuy-même dans son testament cy-après, de l'aniiée 1668. On pourroit présumer qu'il ne fut pas fait par l'avis de Mag delaine de la Chaslre, sa mère, ny même de son vivant, attendu qu'elle déclara dans son testament olograpiie du 22 février 1642, qu'elle ne luy laissoit rien, parce qu^il avoit été suffisamment avantagé dans son contract de mariage avec le feu marquis de Bourdeille , son mary, suivant les coutumes des lieux où ses biens étoient situés. Il n'y a donc que la teneur de ce partage, qu'on n'a pas vu, qui puisse faire connoltre les raisons pour lesquelles il abandonna si aihément ses droits en faveur de son frère.
Il n'est faici aucune mention du marquis de Bourdeille dans les intrigues du comte de Montrésor avec Monsieur, duc d'Orléans, sur TalTaire de M. d'Effiat Saint-Mars, qbi eut la tête tranchée en 1642 : et continuant de. vivre dans un état paisible^ il assista , conune parent, au mariage contractée Paris, en présence du roy et de la reyne, le 26 avril 1616 , entre François de Rochechouart , marquis de Ghampdenier, premier capitaine des gardes du corps du roy, et madamoiselle Marie de Bellenave. Il y est nommé comte de Bourdeille, marquis d'Archiac.
Vers la fin de l'année 1647 , il fut retirer le comte de Montrésor, son frère, du château de Vincennes, où il étoit prisonnier depuis
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quatorze mois; mais il ne put raccompagner à la cour, qui étoil alors à Amiens, parce qu'il luy survint une indisposition qui Ten empêcha.
Quoyqueses services militaires jusqu'alors ne soient pas manifestés , il falloit cependant bien qu'il en eût de méritoires et signalés; car le roy le fit lieutenaiit-géni^ral de ses armées, par un pouvoir datte de Bourg, le 12 septembre 1650 , pour en faire les fonctions dans les armées de Sa Majesté en Guyenne, commandée par le maréchal de la Meilleraye. L'employ de lieutenant-général étoit d'autant plus distingué, qu'il n'étoit accordé qu'à bien peu d'officiers. Cette armée fut destinée à réprimer la révolte du duc de Bouillon , du prince de Marsillac et autres leurs adhérants, qui avoient pris les armes et avoient fait soulever la ville de Bourdeaux.
11 s'acquitta de cette commission avec assez de succès pour mériter Tapprobation de la cour. Il fut même nommé chevalier des Ordres , par un brevet datte de Paris le 26 septembre 1651, pendant laminorité de LouisXIV, et le 17 novembre de cette année , le roy luy écrivit de Poitiers, pour luy ordonner de lever en toute diligence quatre régiments de cavalerie, de quatre compagnies chacun, et deux régiments d'infanterie , chacun de douze compagnies; luy mandant que les deux premiers, sçavoir un d'infanterie et un de cavalerie, porteroienl le nom de Bourdeille; que Sa Majesté luy permettoit de choisir, pour commander les autres , tels gens de qualité et decrédit qu'il voudroit ; qu'en attendant qu'elle luy donnât des assignations sur les élections de Périgueux et d'Angoulème, il pourroit prendre pour l'armement de ces ré|;iments , les tailles de Périgord, à compter depuis l'année 1647,juKqu'àce jour, à raison de dix mille hu|^ cents livres pour chaque régiment d'infanterie , et trente mille livres pour chaque régiment de cavalerie; qu*après avoir assemblé ces troupes dans l'étendue de son gouvernement, il les logeroit chez ceux qui avoient pris les armes contre Sa Majesté , et les employeroit à ce qu'il jugeroit à propos, jusqu'à ce qu'il eût été joint par le comte d'Harcourt (Henry de Lorraine ) , sous lequel il feroit sa charge de lieuienanti'.éuéral , dont il avoil eu le pouvoir l'année
précédente; qu'au surplus, Sa Majesté l'assuroit de reconnottre bien volontiers ses ser^ vices.
La retraite du prince de Gondé dans son gouvernement de Guyenne , renversa tout à coup la fortune apparente du marquisdeBourdeille, par la faute que commit ce marquis de ne s'attacher à aucun part y dans ce temps de troubles , qui obligeoit toute la noblesse de se déclarer pour la cour ou pour les princes. Son altesse arrivant dans Périgeux , accompagnée seulement de douze personnes , il eût été fort aisé au marquis de Bourdeille. gouverneur de Périgoi*d, de larrèlery et il irinhlnil laène qii'U y étoit obligé, comme attaché à la cour, avec laquelle le comte de Montrésor avoit des relations particulières pour la cabale de la fronde, dont il étoit l'un des principaux partisans. D'ailleurs, celte entreprise luy fut proposée par le sieur Vincennot, receveur des tailles de Périgueux , et paraissoit d'autaot plus facile à exécuter que le sieur d^Andraut, conseiller au parlement de Bourdeaux, que son altesse avoit placé intendant dans cette ville, y donuoit les mains, il y a même tout lieu de croire que ce fut en cette occasion qu'on offrit pour récompense au marquis de Bourdeille un brevet de duc et pair, et la distraction de son gouvernement de Périgord de celuy de Guyenne, pour le posséder dorénavant en chef. Mais toutes ces raisons ne furent pas capables de le déterminer à arrêter M. le prince.
D'un autre côté , il ne se rendit point aux prières et aux instances que luy fit son altesse de rester dans Périgueux , où il aurait toujours été le maître. Il quitta même M. le prince avec apparence d'affection , sous prétexte d'aller seulement pour quelques jours à Bourdeille, et avec promesse de revenir le joindre. Cependant il ne tint point parole à son altesse, et fixa son séjour à Bourdeille.
Quoyque , dans le (tind , cette conduite n'eôt pour principe qu'un esprit de paix et de probité, et un grand éloignement pour toute cabale , et sur-to:]t dans une querelle de sanfi; contre sang de France, il tomba dans le mépris des deux partis, leur devenant également inutile; et ses terres furent ravagées par Tarméc du comte dHarcourt de façon qu'il luy
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en côAta plus de cent mille livres de dommages. Il ne fit même sa paix dans la suite que par l'entremise du comte de Montrésor, son frère , cent fois plus criminel que luy, comme ayant donné dans toutes les factions. Voîcy la lettre que le cardinal Mazarin écrivit au comte de Monirésor, sur le rétablissement du marquis de Bourdeille dans ses chargée.
a Monsieur,
c Ce mot n'est que pour ac4;ompagner les ordres du roy pour le rétablissement de M. de Bourdeille , votre frère, lesquels je vous adresse pour les luy fîiire tenir, s'il vous plaît, et vous agréerez que , par même moyen , je vous prie de vous bien souvenir des paroles que vous m'avez données à son égard, puisque je n'ay point hésité ensuite à me rendre caution auprès de Sa Majesté. Je ne doute point qu'à l'avenir sa conduite ne soit telle que le roy aura tout sujet d'en être satisfait. Néanmoins j'ay cru qu'il n'y avoit point de mal d'user de cette précaution.
< Je suis,
«Monsieur,
« Votre très-afîfectionné serviteur,
« Le cardinal Mazarin
« Datte de Paris, le 12 janvier 1656. »
lia suscription est à M. le comte de Montrésor.
11 y a lieu de croire que , depuis ce temps , le marquis de Bourdeille se borna à jouir d'une vie paisible, conforme à son caractère.
En 1662, ayant apparemment perdu Tespéraiice de voir effectuer la promesse qu'on 1uy avoit faite en 1651 , de luy conférer l'ordre du Saint-Esprit, il rendit le collier des Ordres qu'avoit porté feu son père ; du moins ne le trouve-t-on ainsy employé comme rendu, que dans le compte de Tordre de celte année 1662.
Après la mort du comte de Montrésor , son frère, arrivée en 1663, dont il avoit été institué héritier universel par son testament du 23 septembre 1662, il ne voulut se porter héritier seulement que par bénéfice d'inventaire, regardant cette succession comme obér(^e : mais pour oi tirer un party plus avantageux, il se
proposa de prendre des lettres de rescision contre la vente, h\ie en 1663, par de M. de Monirésor, de ses terres de Montrésor et de Biards, au profit de madamoiselle de Guise. Il allégnolt pour ses raisons dans ces lettres, dont on n'a vu qu'un projet, que ces terres, du revenu de douze mille livres de rentes , et composées de sept paroisses, et de plus de trois cents fiefs , avoient été vendues seulement pour li* prix de deux cents quarante-trois mille li\ res , dont le défunt avoit reconnu avoir reçu comptant la somme de cent quatorze mille deux cents livres , et le reste constitué en rente au denier 26 ; que madamoiselle de Guise , lors de cette acquisition; n'étoit point en état de payer cette somme , que d'ailleurs depuis cette prétendue vente , M. de Montrésor avoit toujours paru propriétaire de ces terres, et qu'il en avoit même fait acte ; <|ue ce ne pouvoit pas être le besoin d'argent qui eût déterminé M. de Montrésor à aliéner ces terres , puisque, dans ce même temps, il venoit de recevoir une somme de cent cinquante mille livres pour le prix de la terre d'Argie , qu'il avoit vendue au seigneur d'Orival ; et qu'il jouissoit aussy de plus de seize mille livres de rentes en bénéfices et pensions du roy; que madamoiselle de Guise luy avoit fait faire en 1667 une obligation de la susdite somme de cent quatorze mille deux cents livres, sous le nom de /a Cocç^ intendant de cette princesse, lequel avoit transporté cette obligation la même année à sa maîtresse, et qu il étoit mort insolvable; que ces différents actes n'avoient été connus qu'après la mort de M. de Montrésor, quoyqu'il eût langue pendant deux ans, qu'ainsi il étoit aisé de juger qu'ils n'avoient de fondement que la trop grande union de M. de Montrésor avec madamoiselle de Guise, qui avoit même fait rapporter chez elle plusieurs tableaux de grand prix , avec les pierreries du défunt, et rendu vuides deux cabinets de la Chine remplis de titres , que le défunt luy avoit donnés en dépôt pendant le voyage qu'il fit à Bourbon, peu de temps avant sa mort ; que comme luy, marquis de Bourdeille, par sa qualité d'héritier bénéficiaire, étoit comptable aux créances du défunt , que d'ailleurs il y avoit des personnes qui se disoieot publrquemonl cnluntsde feu M. de Montrésor, iLse
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irouvoit obligé ie prendre les moyens néces- | saires pour r^ouvrer Les effets de cette succession , etc.
Onnesçaiisj ce projet de lettres de rescision fut exécuté, ou s'il se fit quelque accommodemeut entre madamoiselle de Guise et luy. U parott seulement que le marquis de Bourdeille coniiiuia de jouir de la terre de Montrésor. Son testament en (ouruit la preuve.
il fit ce (estamiut à Paris, le 18 août 1668. Il y est qualifié messire François -Sicaire de Bourdeille, chevalier, marquis dudit lieu et d'Àrchiac, comte de Montrésor, baron de la Tour-Blanche et de Brantosme, sei^^neur des maisons nobles de Périgueux, de Glery, et de la forêt d^Àilly, béneschal et gouverneur pour Sa Majesté en Périgord , demeurant à Paris rue de la Marche, Marais du Temple, paroisse de Saint-Nicolas-des-Champs. Par cet acte, il ordonna de transporter et inhumer son corps en Tabbaye de Cliancellade, à laquelle il fit des legs considérables , et son cœur dans une chapelle qu'il fonda sous le titre de Saint-Michel et de Saint-Gabriel, dans l église de Bourdeille, vis-à-vis celle qu'y avoit établie son père : déclara que renoncé du testament fait par Jacquette de Monberon, sa grande-mère , pour former une substitution, dont messieurs de Mata s'étoient vantés , et sur laquelle ils comptoicnt, étoit faux dans tous ses points; que cette dame ne Tavoit ainsy composé, que pour éblouir le monde , et pour assurer par ce moyen la terre de Mata à Claude de Bourdeille, attendu qu'elle n'avoit payé aucune dette; ce qu'il prétendoit prouver, en disant que le prix de la terre de Domeirac avoit été employé à rendre la dot de Magdelaine du Fou, veuve de René de Montberon, tué à la battaille de Gravelîues en 1663 ; que les paroisses de Brie et de Saint-Gieres avoient été vendues avant le mariage de Jacquette de Montberon avec André de Bourdeille, ses ayeux; que la vicomte d'Âunay avoit été donnée en échange à Louyse de Savoye , régente du royaume (mère du roy François P'), pour la terre de Mata; que feu Henry de Bourdeille , son père avoit racheté la terrede Bourdeille en payant le prix du décret, après la mort de la même Jacquetle de Montberon , à l'acquit des dettes dudit feu André de Bourdeille, et quelesrentesdecetteterrealiénécs
avoient été rachetées par François de Bourdeille, évèque de Prigueux , et données ensuite par ce prélat à feu Henry de Bourdeille; que même la légitime de feu Magdelaine de Bourdeille étoit encore due; qu'ainsi la nullité de cette substitution Tavoit déterminé à faire un partage avec feu M. de Montrésor, son frère, suivant les coutumes des lieux et du droit écrit ; et qu a présent, regardant son bien comme anté* rieurement libre , il instiluoit , pour son héritier universel , Louis de Bailleul , président du parlement de Paris, sous la condition de payer ses dettes et legs dans Tespace de trois années ; faute de quoy il luy substitua THôpital-général de Paris. U nomma, pour exécuteur de ce testament, M. le président Nesmont, auquel il donna toute sa vaisselle d'argent , son grand carrosse avec les six chevaux, et tous les tableaux qull avoit eus de la succession de feu M. de Montrésor. On a rapporté cy-devant , k Tarticle d'André de Bourdeille et de Jacquetle de Montberon, les preuves de la fausseté des allégations que le marquis de Bourdeille a insérées dans son testament, pour annuler la substitution de son ayeule; et la consultation d'avocats, qu'il fit luy-même eu 1641 , est nouvelle preuve qu il ne composa ce testament que par animosité contre messieurs de Mata, c'est-à-dire contre son propre sang.
Les sentiments peu favorables du marquis de Bourdeille pour messieurs de Mata, cadets de sa maison, que naturellement il auroit dft avantager pour en soutenir le nom , ne l empèchoient pas d'être avec eux en relation d'affaires de famille, car il donna son consentement au mariage de Claude de Bourdeille, comte de Mata, avec mademoiselle Golbert duTerron, dont le contract de mariage, du 18 novembre 1670, le qualifie haut et puissant messire François-Sicaire de Bourdeille, chevalier, seigneur, vicomte de Bourdeille, marquis d'Archiac, comte de Montrésor, baron de la Tour Blanche, gouverneur et lieutenant-général pour le roy en Périgord, oncle du futur. Quoyque le marquis de Bourdeille eût d'abord paru fort animé contre madamoiselle de Guise , il y a bien apparence qu'il changea de sentiments à son égard , puisqu^il luy fit une nouvelle vente de la terrede Montrésor, le 30 novembre 1671. On ignore les principales dau*
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se$ de cet acte, dans lequel il prit seulement les qualités de marquis de Bourdeille, comte de Montrésor, gouverneur de Périgord, seul héritier par bénéfice d'inventaire du feu comte de Montrésor.
Enfin, il mourut au mois de may 1672, sans avoir jamais voulu se marier, quoyque jouissant de soixante - dix mille livres de rentes. Il eut pour successeur dans sa cbarge de séneschal de Périgord , le marquis de Lauriere.
La terre de Montrésor a depuis passé de madamoiselle de Guise à mademoiselle d'Orléans-Montpensier , et cetie dernière, à feu M. de duc d^Orléans, qui la vendit en 1697 à
M. le duc de Beauvilliers, dont M. le duc de
Salnct-Aignan a hérité.
Après la mort du marquis de Bourdeille , la substitution de Jacquette de Montberon fut déclarée ouverte en faveur de MM. de Mata ; mais les procédures qu'elle a entraînées avec elle , par les dettes dont la maison de Bourdeille s'est trouvée surchargée de toutes parts, ont fait passer par ventes dans d'autres maisons les principales terres qu'elle possédoit, telles que celles de Bourdeille d'Archiac, de la Tour-Blanche , et autres. Il n'est resté que celle de Mata à la branche de ce nom, qui en jouit encore actuellement, comme on le verra cy-après à sou article , qui suivra la lettre 0.
CLAUDE DE BOURDEILLE