ET QU'ELLES N'EN SONT SI BLASMABLES, GOMMB L'ON DIROIT POUR LE FAIRR
u loinr lAW UKi nomiB, n ▲ mots comrBRis.
lyaotant que ce sont les dames qui ont falct la fondation du cocuage, et que ce sont elles qui font les hommes cocus ^ j'ay voulu mettre ce discours parmy ce livre des dames, encor que je pirleray autant des hommes que des hmmes. Je sçay bien que j'entreprends une grande œuvre , et que je n'aurois jamais fiiict si j'en voulois monstrer la fin, car tout le papier de la chambre des comptes de Paris n'en sçaumit comprendre par escrit la moitié de leurs histoires, tant des flemmes que des hommes. Mais pourtant j'en escriray ce que je pourray, et quand je n'en pourray plus, je quitteray ma
plume an diable, ou à quelque bon oompaignon qui la reprendra; m'excusant si je n^observe en ce discours ordre ny demy, car de telles gens et de telles femmes le nombre en est si grand, si confus et si divers, que je ne sçache si bon sergent de battaille qui le puisse bien mettre en rang et ordonnance.
Suivant donc ma fantaisie , j'en diray comme il me plaira , en ce mois d'avril qui en rameine la saison et venaison des cocus : je dis des branchiers, car d'autres il s'en fait et s'en voit assez tous les mois et saisons de Tan.
Or, de ce genre de cocus, il y en a force de
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diverses espèces; mais de toutes la pire est, et que les dames craignent et doibvent craindre autant, ce sont ces fols, dangereux, bizarreat mauvais, malicieux, cruels, sanglants et ombrageux, qui Frappent, tourmentent, tuent, les uns pour le vray, les autres pour le faux « tant le moindre soupçon du monde les rend enragés; et de tels la conversation est fort à foir, et pour leurs Femmes et pour leurs serviteurs. Toutesfois j'ai cognu des dames et de leurs serviteurs qui ne s'en sont point soucié; car ils estoient aussy mauvais que les autres , et les dames estoient courageuses, tellement que si le courage venoit à manquer à leurs serviteurs, le leur remettoleht; d'autant que tant plus toute entreprise est périlleuse et escabreuse, d'autant plus se doibt-elle faire et exécuter de grande générosité. D'autres telles dames ay-je cognu qui n'avoient nul cœur ny ambition pmir tttempter choses hautes, et ne s'amusoient du tout qu'à leurs choses basses : aussy dit-on lasche de cœur comme une putain.
— J'ay cognu une honneste dame, et non des moindres, laquelle, en une bonne occasion qui s'oFFrit pour recueillir la jouissance de son amy, et luy remonstrant à elle l'inconvénient qui en adviendrait si le mary, qui n'estoit pas loin, les snrprenoit , n'en fil plus de cas , et le quitta là, ne l'estimant hardy amant, ou bien pour ce qu'il lu (ledit px beMo ; d'autant qu'il n'y a rien que la dame amoureuse , lorsque l'ardeur et la Fantaisie de tenir là luy prend, et que son amy ne la peut ou veut contenter tout à coup , pour quelques divers empesche* ments, haïsse plus et s'en despite.
Il faut bien louer cçs(e fl^me f|e sa (hardiesse, el d'aptres ai)j^y ses pafeiûesi qui ne craignent rien ppnr cqntentçr leurs amours , bien qu'elles y connaît plu; d^ fprtunç et daiigers que ne foit i^n ^Idat pu ^^ marii|ier aui( plu; liasarde^x périls de la guerre oi| de ); iner.
— Une dame e#paigoolle,conduiçte upe Fpis par pu galfmt cavallier dans le logis dq roy, vepant ^ pa^r par un certain reopmg c^ç^^ et sombrq, le çavalUer, ;e m^tt^t sur sqn respect et discrétion espaignoUe , li)y dit ; Sfh flora, buen li^arM nofuera vfiessa mercçd. Ia (lame luy fe^pondit seulement : Si, ffuen lugar, fi no fuera vuessa merced; c'est-à-