‹ Œuvres complètes de Regnard (volume 2)Chapitre 102 sur 189 · ACTE I, SCÈNE XI · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE XI

LA JEUNE FILLE

Oh! monsieur, je ne crains rien; y eût-il vingt bouches, j^ mettrois mon bras jusqu'au coude.

Allons, voyons. Qu'est-ce ? Vous résistez? C'est-àdire qu'il y a du demi-castor.

LA JEUNE FILLE

Ce n'est pas que jaie peur; mais si votre bouche étoit une gourmande, qui m'allât mordre sans sujet.

ARLEQUIN

Ne craignez rien; c'est une bouche fort sobre, et

qui ne mord que bien à propos.

(La jepfie fi}le approche sa main; Ja bouche remue connue ai elle

YO^Ioit ,mordre. ) LA BOUCHE DE VÉRITÉ chante.

Prends garde à mes dents ,

Grains ma colère ; J u mordu ta mère A quinze ans; Car en ce t6mp6 Une fille n est guère Plus fille que sa mère.

LA JEUNE FILLE

Je suis la très humble servante de la Bouche de Vérité; mais j'ai trop peur de ces vilaines dents-là.

i6« LA FOIRE SAIN«r.GEI\MAIN,

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