‹ Œuvres complètes de Regnard (volume 2)Chapitre 174 sur 189 · SCÈNE IV. a · texte numérisé non relu

SCÈNE IV. a

la nature y a assez pourvu : jf suis toute naturelle,

XBOÛ

ARLEQUIN

Que cela est artistement élabourç! Je ine donnç ^u diable, si je naiuierois pas initîvix ^voir fait ce visage-ljà, que la machinç de M^Iy*

M'nc JACQUEMARD.

On seroit bien heureuse, mopsieur le baron, si Ton pouvoit j .auprès de voua, mettre ^ prq^t ses petits appas.

4R.LEQUIN.

Petits appa§, madame? Ah, ciel! quelle hçrwe! voilà les plus gros que j'aie vus de ma vie. Vpi)3 ^le charmez, vous m*ei;ichantez, voua in'enleve?, you$| m'enthousiasmez. Non, je n'y saurois tenir; il fi^ut que je vous embrasse.

( Il veut loiubrasser et la remplit de poudre. ) M»P« ^AGQUEUAAD.

Ah! petit séduc^ear, vai]|^ ne ^<f^}^^ qu^ me jeter de la poudre au^ y^^! Ah • sih!

L'éclat de vos charmes m'éblouit bien davacUag^i beau soleil de mpn ^ipe! plu9 ^e vaus vois, plus je vous trouve adorable. M aivi^^-rVOHft?

Ahl ft dpH^f aimdrlU mMvanQuia, (piai^dj (»t^nds s^^l^mjent prQuoQCQr \}^ mot d'titMwr ; mais od ainroit quelques bontés poof^ vous» si tous n étiez pa9 H dissipé.

aÇo LA CUITE DE LA FOIRE,

ARLEQUIN

II faut bien qu*un homme de qualité remplisse ses devoir^t On se léye tard. Avant qu^on ait écarté des créanciers , fait quelque affaire avec les usuriers, qu on se soit montré dans les lansquenets, on est tout étonné que la nuit est bien avancée, et qu'il faut aller rosser le guet,

M«»« JACQUEMARD

Vous êtes, à ce qu'il me paroît, fort régulier à vos exercices.

Pour me rendre plus assidu auprès de vous , je me suis un peu relâché cette semaine; et voilà déjà cinq hommes quon a tués, où je nai aucune part. Mais, que' ne fait-on pas pour vous? Que vous êtes ensor-^ celante !

(Il lui baise la main.) M™« JAGQUEMi^RD.

Fi donc, fi donc, monsieur le baron !

ARLEQUIN

Oii est donc ce diamant que vous mettez d'ordi-* naire à votre petit doigt, et qui me va si bien ^u pouce ?

M»n« JACQUEMARD;

Je vous l'apporterai tantôt.

ARLEQUIN

N'y manquez donc pas. Que vous parlez éiégam-» ment /ma princesse! En vérité, je ne vois personne qui ait une tournure d'esprit aussi arrondie. Le dia-« ble m'emporte, vous l'avez comme le corps.

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