GALAOR
Ën vérité f sçigneui*, je vous troute dans un bien triste et moult piteux état depuis que vous êtes en ce diable de pays-ci. Pourquoi quitter votre royaume pour venir faire le juif-errant aans les Gaules ^ et ne « vou« occuper qu à occir des géants et venger Tbonneur des pucelîes? Vous n'aurez jamais fait à ce nié-' tier-là*
PÉRION, floupinint.
Ouf!
* &ALA0ili
Oufl Cela me met le cœur en grande componction et détresse, de voir que mon bon maître, le roi Périon, s'en aille comme cela le grand galop dans Fautre monde. Par la digne épée que vous portez^ révélez-moi Tennui qui vous mal-méne.
PÉRION chante.
J*diiile , hélas \ c'est assez pour être malheureux» 9. 1
ii4 LA NÂIS3AJI7CE D'AMADIS.
G A L A O R chante atusi.
Sans cesserl*i»n fous veit v«ler ée fitle eli fiHe -^ A chaque gite, êsifak^ toui chattgéz chtqne jotB>.
Si vous vous plaignez de 1 amour,
C'est fort bien fait s*il vous houspille.
PÉRION
Ce n^eôt pas Tamour que j'ai rainasse dans les ca* barets qui me secoue davantage... Hélas!
OALAOR.
Et depuis quand donc les prince^ poussent-ils de si grands soupirs ? Est-il quelque porte, tantvérouil^ lée soit-elle, qui ne s^buvre de prime-face à leuras-» pect? Et ne trouvent*ils pas toujours en leur eherain donzelle prête à leu^ accorder la courtoisie?
PÉRION
Parbleu ! tu en auras menti^ petit truand d'amour; et il ne sera pas dit que je t^hébergerai dans mon Cœur, sans que tu paies ton gfte.