‹ Œuvres complètes de Regnard (volume 2)Chapitre 69 sur 189 · SCÈNE t. iià · texte numérisé non relu

SCÈNE t. iià

Qui met mon cœur tout en charbon ; L'outrecuidé géant, qui, me fctissiiit injure, Fait de ma liberté pleine déconfiture.

GALAOH*

Oh! consôlez-vous. Si c'est là le poulet de grain dont votre cœur est en appétit , je vous promets ayant qu il soit peu que yous en aurea cuisse ou ailé.

PÉRION

Ah! mbn cher, il faut qiie je t^embrassé par avance, ^ur le grand bien que tu me fais espérer. Mais ^ dis-moi, écuyer mon ann , ta promesse sera-t-elle sans JFallàce ? Grois-tu qu'Éli^ène m accorde la passade amoureuse?

GALâOR.

Si fera -t- elle, foi d'écùyer : je sais quelle Vous trouve d^un fort bon aloi, et je connois moult très bien Fesprit des femelles, qui accordent plus volontiers leurs faveurs à un étranger qu'à un citadin;

(Il chante.) Une fîUc bien apprise, Qui veut toujours aller son train ^ N'accorde rien à soii voisin.

De pttir (jiill né Icf ihe t Elle veiid éiièuÀ sa mi^cfaétidisë A quelque marchand forain;

PÉRIpN.

Va donc, cher ami, va opérer de manière que je jpuisse voir la princesse, et tâche à rechasser sur mes

terres ce gibier amoureux.

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LA NAISSANCE D'AMADIS

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