DARI0L6TTE
Parler à ma maîtresse! Ah! seignew, celait impossible. . , . . '
Tiens, tiens j cela rendra pentrâtre la phose plus facile.
DARlOLSTTfi.
Il fiiudroit donc que ce fût la nuit» afin de n'âtre vu.de personne. Car il y a une loi dans ce pays, furi^^oment sévère contre une fille qu'on renoontre avec un garçon; et le bûcher est toujours prêt pour les brûler tous deux sans autre forme de procès. Dame!
lAo LA NAISSANCE D'AMADIS.
dan^ les Gaules, on est terrîblemeiit roide sur ITioq* neur,
PÉRION
On traite les filles plus humainemeiit en mon pays; et si oo brâloit toutes celles qui ont délinqué, le bois y manqueroit tous les hivers. Mais tu n'as rien à craindre; dès à présent j^ëponse ta maîtresse.
DARIOLETTE.
Bon! on voit tant de ces ëponseux-Ià qui amusent les filles avec des promesses banales de mariage! Ils n'ont pas plus tôt obtenu quelques gracieusetés, que tout le mariage s'en va à van-Feau. Pendant ce temps» là, une pauvre^ fille en a pour son compte.
PÉfilON.
Comment! tu doutes encore de ma fidélité?
(Il tiresonépée.)
Je jure par ce fer, dont nul géant n^échappe.
Par qui maint félon fut occis.
De ne boire jus de la grappe.
Ni de ne manger pain sur nappe.
Que d'Elizène enfin je ne sois le mari.
Si j'obtiens FobKgeante étape.
Autrement dit le don d'amoureuse merci,
DARIOLETTE.
Or maintenant, éjouissez-vous; je vais tâcher de mettre fin à tant glorieuse entreprise, et envers la minuit je vous ferai ébattre en propos joyeux avee votre maîtresse.
tA NAISSANCE D'AMADIS. i2t