‹ Œuvres complètes de Regnard (volume 2)Chapitre 78 sur 189 · SCENE VIIL · texte numérisé non relu

SCENE VIIL

PÉRION, GALAOR, ÉLIZÈNE, DARIOLETTE.

PÉRION, àÉlixène.

Ah! VOUS voilà, infante de mon ame! Vous arrivez comme de cire; il y a long-temps que je vous ac< tendois; je commençois à me morfondre.

ÉLIZÈNE.

Valeureux chevalier , à votre aspect je deviens toute perplexe.

DAAIOLETTE.

Ma maîtresse n*est encore qu'une petite novice.

PÉRION

Oh! laissez -moi faire, je lui montreibi tout ce qu'il faudra.

(Il chante arec Galaor. )

^, , (moi ) -,

G est à ^ . . >d enseigner

Aux filles ignorantes, Les manières fringantes ;

C'estàj . . >d enseigner

Le grand art de céder.

S€ÈNE VIII. I2&

GALAOH.

Eh bien! la belle, que dites-TOûs de notre musique?

ÉLIZÈNE.

Excusez, seigneur, si la pudeur m*em|)éche de parler.

PÉRION

Les moments sont trop chers pour les perdre en paroles. Allons vite jouer nos rôles.

GALAOR chante.

Suivez l'Hymen ; ce dieu vous apprête Un ambi^ de plaisirs nouveaux :

Pendant que vous serez tête à tête , Je vous promets de £[arder les manteaux.

PÉRION prend Élizène par le bras , et chante.

Allons, petite marmotte,

Il n*est pas temps de pleurer.

Vous faites ici la sotte,

Et vous vous laissez tirer.

Tant de rigueur m'épouvante :

J'ai peur que cette ignorante,

Avec toute sa façon,

Ne me montre ma leçon.

ia6 LA NAISSANCE D'AMADIS.

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