SCÈNE IX
LES ACTEURS DE LA SCÈNE PRÉCÉDENTE j
LE ROI y suivi de gens armés, et jperUoi dct laaaancB et de« failott.
LE kùt.
J'ai entendu du bvtiit dans mori palàid; je dtaîùs qu il ne soit arrivé quelque inaiêtigin à Fentour dé ma fille. Maia que vois^Je? Ma fille avec Périon! Ah I traître! après t'aVoir reçu cbe2 moi comme Un mien frère, tu viens honnir ma fille!
V PÉfttON. " "
Je suis ici dans une auberge ; Et les guerriers portant flamherge Ont toujours droit, çjitcmm faisant, Quand ils trouvent tendron friand, De se payer des arrérages.
Pendant qu'on repaitle bidet ^ Les chevahers ont pour usagé ^De se délasser du voyage Avec fille de cabarets
LE iloi.
Tu veux encore me vilipender par des propos ni* furieux, double coquin!
PÉRION
Penard, prends-le d^un ton moins haut; De ton courroux il ne me chaut :
le ne viens point dans ta famille
âCËl^K tic. 137
Mettre trouble ni désarroi; Je. n'ai rien tolla de ta fille :
Elle est entière comme moi.
LE ROI
11 faudra donc que ma fille soit brûlëe! mais, ce qui me console, c'est que tu seras grillé avec elle. Allons, gardes , qu'on le saisisse , et qu'on me l'amène pieds et mains liés. 3e veux que justiice efi soit faite.
( Les gardes yeulent prendre Périoo ; il se défend , r«cule ; et les gardes le poursuivent. )
SGÊNË X.
LE BOI, seul.
Oui, parbleu! tu mourras, outrecuidé magot.
Tu grilleras aussi sur le même fagot...
Mais , que dis-je l^grands dieux î bourreau de ma famille , Ainsi qu^une saucisse on rôtira ma fille !
Moi-même j'en serai l'odieux occiseur!
Je frémis : tous mes sens se sont glacés d'horreur.: On rôtira ma fille îabf nature, nature!
Pour garantir llionneur d^encombre et de mécbef ,; A quoi sert-il de donner la serrure, Quand tant de gens en ont la clef?
ia8 LÀ NAISSANCE D'AMADIS.