‹ uvres complètes de Regnard (volume 4)Chapitre 133 sur 181 · ACTE III, SnftNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE III, SnftNE VIII

toit son déména^jenicnt par les fenêtre». Est-ce An{îclique?

LE DOCTEUR

Je ne crois pas cela.

PIERROT

Un crocheteur de la douane m'a donné avis qu'on a voit retrouve, parmi les sacs d'un caissier, une petite femme qui s'étoit perdue la veille au lansquenet. Est-ce Angélique?

LE DOCTEUR

Ce n'est pas elle : elle est trop grosse, et ne pourroit se cacher que derrière des sacs de blé.

PIERROT

Un vendeur d'eau-de-vie m'a assuré qu'il avoit vu entrer, à quatre heures du matin, une jolie solliciteuse chez un jeune rapporteur, et qu'il Favoit menée, l'après-midi, au Port-à-l'Anglois, pour instruire son procès.

LE DOCTEUR

Angélique n'a point de procès.

PIERROT

Attendez , monsieur , on m'a donné encore un avis...

LE DOCTEUR

Je ne veux plus entendre parler d'Angélique , ni de tes avis; et je la méprise si fort, que si je trouvois à me marier avec une autre, je l'épouserois dès aujourd'hui.

a2^ LA FOIRE SAINT-GERMAIN.

Mais, monsieur, puisque Tappélit de la noce vous gourmande si fort , allez voir le sérail de Terapereur du Cap -Vert. On dit qu'il fait l'inventaire de ses femmes : vous en trouverez peut-être quelqu'une à votre convenance.

LE DOCTÉBË.

Quoi ! que me dis-tu ? On vent des femmes à la Foire ?

PIERROT

Oui, monsieur; c'est la grande nouvelle de Paris ; on y court des quatre coins de la ville.

LE DOCTEUR

Allons voir ce que c'est que ce commerce-là.

PIERROT

Je vais vous y mener. J'en prendrai peut-être une pour mon compte, si j'en trouve à ma propice, et qui soit digne de mon mérite.

ACTi; ni, sci;ne rx. aas

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