SCÈNE IX
(La forme s'ouvre, et le théâtre repivsente l'iiitéricMir du sérail de l'cniporeur du Cap-Vert; on y voit plusieurs lierccaux de fleurs, gardés par des eunuques. L'empereur du Cap-Vert, représenté par Arlequin, est debout sur un trône de Heurs, soutenu par des singes, et entouré de perroquets, de serins de Canarie , etc. L'orchestre joue , une marche et les eunuques passent en revue devant Arlequin, qui, ensuite, danse seul une entrée. )
ARLEQUIN, seul
Je suis prince de la verdure. Le teinturier en vert de toute la nature :
On ne me prend jamais sans vert.
Singes et perroquets sont dans ma seigneurie :
Roi des serins de Canarie, Je m appelle, en un mot, l'empereur du Cap-Vert. C'est ici que Ton voit un sérail à louer;
Femme à vendre, ou femme à donner.
Si je voulois en acheter,
Je ne saurois auquel entendre.
Combien, en ce lieu, de maris
M'améneroient leurs femmes vendre ,
Et m'en feroient fort j uste prix !
(Aux eunuques.)
Vous, geôliers bistournés, qui, pour ma sûreté. De mes menus plaisirs gouvernez les serrures, A mes oiseaux privés donnez la liberté :
Qu'ils viennent chercher leurs pâtures.
(Les berceaux se changent en de {rrand? fauteuils, sur chacun desquels une femme est assise. )