‹ uvres complètes de Regnard (volume 4)Chapitre 54 sur 181 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

NIGAUDIN; LA FEMME DE NIGAUDIN,

pc.«>nn..{îe muet; ROGER, LE DRUIDE.

NIGAUDIN.

Bonjour, nioiisicur. (^uand je vous vois, Je ne puis m'eiiipêchcr de rire.

ROGER

M'as-tu déjà vu quelquefois?

NIGAUDIN.

Par ma foi, je ne sais qu'en dire.

Or donc, pour revenir à mon premier discours... Mais vous m'interrompez toujours.

ROGER

J'aurois vraiment grand tort: la harangue est jolie.

NIGAUDIN.

Vous saurez donc, monsieur, qu'on a sa fantaisie; Tantôt on est garçon, tantôt on ne Test plus.

Il n est rien tel que les cocus;

Car ils le sont toute leur vie.

ROGER

Demandez-le plutôt à monsieur que voilà.

NIGAUDIN, montrant sa femme , qni est fort laide.

Vous voyez bien cette poulette-là :

C'est ma femme, quoi qu'on en dise.

Savez-vous pourquoi je l'ai prise?

Pour son bien, ses parents?

rQ2 L'AUGMENTATION DE LA BAGUETTE.

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