LES ACTEURS DE LA SCÈNE PRÉCÉDENTE
LE ROI, suivi de gens armés, et portant des lanternes et des fallots.
LE ROI
j'ai entendu du bruit dans mon palais; je crains qu'il ne soit arrivé quelque nialengin à Tentoùr de ma fille. Mais que vois-je? Ma fille avec Périon! Ah! traître! après t'avoir reçu chez moi comme un mien frère, tu viens honnir ma fille!
PÉRION
Je suis ici dans une auberge; Et les guerriers portant flamberge Ont toujours droit, chemin faisant, Quand ils trouvent tendron friand, De se payer des arrérages.
Pendant qu'on repaît le bidet, Les chevaliers ont pour usage De se délasser du voyage Avec fille de cabaret.
LE ROI
Tu veux encore me vilipender par des propos injurieux, double coquin!
PÉRION
Penard, prends-le d'un ton moins haut; De ton courroux il ne me chaut : Je ne viens point dans ta famille
SCftNK IX. 1:17
Mettre trouble ni désarroi; Je n'ai rien tollu de ta fille :
Elle est entière comme moi.
LE II O I 11 faudra donc que ma fille soit briMée! mais, ce qui me console, c'est que tu seras {;rillé avec elle. Allons, (jardes , qu'on le saisisse, et qu'on me l'amène pieds et mains liés. Je veux que justice en soit faite.
{ Les gardes veulent jneiiclie Piirion ; il se défend, recule; et le* gardes le joursuivenl. )