LE ROI, PÉRION, ÉLIZÈNE^ DARIOLETTE, GALAOR, GARDES
PÉRION chanté.
C'est unir deux amants , Que de les rissoler ensemble; LE ROI.
Te voilà donc, méchant suborneur, qui, comme un Sarrasin, violes les droits de l'hospitalité!
PÉRION
Que voulez-vous que j'y fasse? Les filles ont tou^ jours eu de Tascendant sur moi; et, quand je le puis, je prends ma revanche.
LE ROI, à Élizène.
Et toi , fille déloyale , me faire cet affront ^ à la fleur de mon âge! (àDariolette.) Pour toi, chienne de pendaide, s'il n'y avoit point de bourreau, je t'étranglerois moi-même. C'est toi qui as mené ma fille à la boucherie.
DARIOLETTE.
Quant à moi, je l'ai fait à bonne intention : j'ai cru que, quand on s'étoit donné la foi, on pouvoit se parler nuit et jour, saas rien craindre.