SCENE III
jjaido, voilà «Icnv (cimnc;s (jni \<jnr nous crcvcr dans la main.
LA COUSINE
Nous venons de cette damnée pièce, où Ton est deux heures à entrer, et troii heures à sortir, et, qui pis est... Hé! hé!...
CLAUDINE
Là, lu, madame, deuxjoufs de repos emporteront cel a
LA COUSINE
Monsieur Nivelet, vous qui savez la procédure à telle fin que de raison, il faut faire assigner les comédiens en garantie de couche. Que sait-on? si ma cousine alloit avorter.
NIVELET.
Assurément.
LA COUSINE
Oh! si la justice s'en mêle, il faudra bien que Ton me rende ce que Ton ma pris.
LE BARON
Gomment donc ! étiez-vous auprès de quelque insolent?
LA COUSINE
Cétoit bien un filou qui m'a pris ma bourse, où il y avoit dix louis. Hi î hi ! hi !
(Elle pleure. ) LE BARON.
Oh! si Ton ne vous a pris que cela, patience. Allons, courage, madame, le souper raccommodera tput.
;226 LA CRITIQUE, etc.
LA COMTESSE
Moi, manger! La comédie m'a dégoûtée pour six semaines. Ah ! ah !
LE BARON
Claudine, courez vite chez le médecin, demander une potion pour rassurer une femme qui a pensé accoucher dans la presse.
LA COUSINE
Claudine , tu lui demanderas aussi s'il n'a rien pour faire retrouver ce qu'une fille a perdu à la comédie.
CLAUDINE
Oh! je m'en vais chez notre apothicaire; il a de toutes ces drogues-là.
LA COMTESSE
Hai!hai!hai!
LE BARON
Par ma foi, ce sont de vraies épreintes. Monsieur Nivelet, il faut appeler du secours. Françoise! Eustache ! la maîtresse ! portez vite madame dans sa chambre.
(On vient , et on emmène la comtesse dans sa chambre. )
NIVELET.
Pour VOUS, mademoiselle, tenez -vous en repos dans ce fauteuil, en attendant qu'on serve. Je vais à la cuisine faire hâter le souper.
LE BARON
Et moi, je suis si soûl de la comédie, que je m'en vais me mettre au lit sans boire et sans manger, et.