‹ uvres complètes de Regnard (volume 5)Chapitre 150 sur 200 · SCÈNE XL · texte numérisé non relu

SCÈNE XL

TRAFIQUET, PIERROT,

PIERROT

Ma foi, monsieur, il faut dire la vérité, voilà des filles bien civiles.

ACTK I, SCENE XI. 3i3

TH AFIQUET.

Mais que veulent donc dire toutes ces cérémonîcsli\? Voilà une nouvelle manière de répondre. AIIuds, allons; il faut faire cesser tout ce manége-là. J'attends aujourd'hui un gendre qui me vient du Bas-Maine; je veux envoyer savoir s'il est venu. Pierrot! (Pierrot lait une révérence en fille.) Ah! monsieur le maraud! je crois que vous voulez rire aussi. Si je prends un bâton... (Pierrot fait une autre révérence. ) Quoi ! tu t'en méles aussi !

PIERROT

Mais, monsieur, est-ce que vous voulez m'empécher d'être civil? Qu'est-ce que vous me voulez?

TRAFIQUET.

Je veux que tu passes chez monsieur Fesse -Mathieu , pour le prier de venir ici ; et que tu ailles de là dans la rue de la Huchette , savoir si le messager du Mans est arrivé.

PIERROT

Bon , bon , bon , monsieur. Vous attendez donc quelque panier de volaille.

TRAFIQUET.

J'attends le bailli de Laval, qui vient pour être mon gendre.

PIERROT

Quoi! tout de bon? Un homme du Maine pour être le mari de votre fille?

TRAFIQUET.

Assurément.

3i4 LA COQUETTE.

Fi ! monsieur, n'eu faites rien; il ne vient que des chapons de ce pays-là.

(Scènes italieunes.)

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