‹ uvres complètes de Regnard (volume 5)Chapitre 149 sur 200 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

TRAFIQUET, COLOMBi>'E, ISABELLE.

PIERROT

TRAFIQUET.

Vous ferez bien , messieurs de la révérence, de ne regarder ma porte qu'avec une lunette; je vous saluerois d'une manière... Quelle plaisante conversation ! toujours des révérences !

3i2 LA COQUETTE.

PIERROT

Va, va , tu n'as qu'à y revenir; je te ferai danser un branle de sortie sans violons.

TRAFIQUET, à Colombine.

Et VOUS, mademoiselle l'impertinente, ne vous air je pas défendu de le voir? Savez-vous que quand je commande, je veux être obéi?

(Clolombine et Isabelle font une révérence. ) PIERROT.

Elles ont appris à danser du même maître.

TRAFIQUET.

Ne tai-je pas dit que je ne voulois pas que tu songeasses davantage à cet homme -là pour être ton

époux?

( Colombine et Isabelle font encore une révérence. )

PIERROT. '

Fi ! ce n est pas là votre fait.

TRAFIQUET.

Écoutez , ne m'échauffez pas les oreilles ; il y a des maisons à Paris où l'on réduit les fdles désobéissantes. Merci de ma vie!

(Colombine et Isabelle sortent en faisant une grande révérence.)

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