ACTE II, SCÈNE XI. i5i
Que la fureur du jeu sortira de mon ame, Et que j'aurai pour vous la plus ardente flamme...
N É R I N E , à part.
Pour faire des serments il est toujours tout prêt.
ANGÉLIQUE
Il faut encore, ingrat, vouloir ce quil vous plaît. Oui , je vous rends mon cœur.
VA L È R E , baisant la main d'Angélique.
Ah ! quelle joie extrême
ANGÉLIQUE
Et pour vous faire voir à quel point je vous aime , Je joins à ce présent celui de mon portrait.
(Elle lui donne son portrait enrichi de diamants. ) NÉRINE , à part.
Hélas ! de mes sermons voilà quel est Teffet !
VAL ÈRE
Quel excès de faveurs !
ANGÉLIQUE
Gardez-le , je vous prie.
VA L È R E , le baisant.
Que je le garde, ô ciel ! Le reste de ma vie... Que dis-je? je prétends que ce portrait si beau Soit mis avecque moi dans le même tombeau. Et que même la mort jamais ne nous sépare.
N É R I N E , à part.
Que Fesprit d'une fille est changeaut et bizarre !
ANGÉLIQUE
Ne me trompez donc plus, Valère \ et que mon cœur Ne se repente point de sa facile ardeur.
i8-j. LE JOUEUR.
VALÈRE
1 iez-vous aux serments de mon ame amoureuse. NÉRINE, à part.
Ah ! que voilà pour ronde une époque fâcheuse !