ACTE III, SCENE XL aït
VAL ÈRE
Je le sais.
LE MARQUIS
Vous croyez, en votre humeur caustique, En agir avec moi comme avec Tas de pique.
VA LÉ RE
Moi, monsieur?
LE MARQUIS, bas.
Il me craint.
(Haut.)
Vous faites le plongeon , Petit noble à nasardé , enté sur sauvageon. (Valère enfonce son chapeau.) (Bas.)
Je crois qu'il a du cœur.
(Haut.) Je retiens ma colère :
Mais...
VA L È R E , mettant la main sur son epée.
Vous le voulez donc ? Il faut vous satisfaire.
LE MARQUIS
Bon! bon! je ris.
VALÈRE
Vos ris ne sont poiiit'de mon goût, Et vos aifs insolents ne plaisent point du tout. Vous êtes un faquin.
LE MARQUIS
Cela vous plaît à dire.
VA LE RE
Un fat, un malheureux.
LE MARQUIS
Monsieur, vous voulez rire.
VAL ÈRE , mettant l'épée à la main.
Il faut voir sur-le-champ si les vice-haillis Sont si francs du collier que vous l'avez promis.
Mais faut-il nous brouiller pour un sot point de gloire?
VALÈRE
Oh ! le vin est tiré , monsieur; il le faut boire. LE MARQUIS, criant.
Ah ! ah ! je suis blessé.