ACTE V, SCÈNE VII
Mais je n aurai du moins rien à me reprocher. Vous voulez un témoin, il faut vous satisfaire.
HECTOR, apercevant madame la Ressource,
Ail ! nous sommes perdus , j'apei^çois l'usurière.
VALÈRE
Cest votre faute, si...
(à Hector.) Qu as-tu fait du portrait?
Du portrait?
VALÈRE
Oui , maraud ; parle , qu'en as-tu fait?
HECTOR, tendant la main par derrière, dit bas à madame la Ressource.
Madame la Ressource, un moment sans paroître. Prêtez-nous notre gage.
VALÈRE
Ah ! chien ! ah ! double traître Tu l'as perdu.
HECTOR
Monsieur...
VALÈRE, mettant l'epée à la main.
Il faut que ton trépas ..
HECTOR, à genoux.
Ah! monsieur, arrêtez, et ne me tuez pas. Voyant dans ce portrait madame si jolie. Je 1 ai mis chez un peintre ; il m'en fait la copie.
VALÈRE
Tu l'as mis chez un peintre !
HECTOR
Oui, monsieur.
VA L È R E
Ah ! maraud '.
Va, cours me le chercher, et reviens au plus tôt.
DORANTE, montrant le portrait.
Epargnez-lui ces pas. Il n est plus temps de feindre. Le voici.
HECTOR, à part.
Nous voilà bien achevés de peindre !
Ah I carogne !
V A L È R E , à Angélique.
Le peintre...
ANGÉLIQUE, à Valère.
Avec de vains détoms j Ingrat, ne croyez pas qu'on nVabuse toujours.
VALÈRE
Madame, en venté, de telles épithétes Ne me vont point du tout.
ANGÉLIQUE
Perfide que vous êtes !
Ce portrait, que tantôt je vous avois donné, Pour le gage d'un cœur le plus passionné, Malgré tous vos serments, parjure, à la môme heure, Vous luvez mis en gage !
VALÈRE
Ah ! qu'à vos yeux je meure...
ANGÉLIQUE
Ah ! cessez de vouloir plus long-temps m'outrager,