‹ uvres complètes de RegnardChapitre 205 sur 288 · ACTE III, SCÈNE I. 33i · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE I. 33i

Léger dans ses propos, qui toujours danse ou chante ; Qui vole incessamment de plaisirs eu plaisirs, Laissant vivre sa femme au gré de ses désirs, S'embarrassant fort peu si ce qu elle dépense Vient d'un autre ou de lui. Cest cette nonchalance Qui nourrit la concorde, et fait que dans Paris Les femmes, plus qu ailleurs, adorent leurs maris.

ISABELLE

Tu sais bien que ma mère est d une humeur étrange : Crois-tu que son esprit à ce parti se range ? Elle m'a défendu de voir le chevalier.

LISETTE

Sans se voir, on ne peut pourtant se marier. Ne vous alarmez point : nous trouverons peut-être Quelque moyen heureux que 1 amour fera naître, Qui pourra tout d'un coup nous tirer d'embarras. Un sort heureux déjà conduit ici ses pas.

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