‹ uvres complètes de RegnardChapitre 229 sur 288 · ACTE IV, SCÈNE III. V^g · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE III. V^g

Et le premier enfant te gâteroit la taille. Crois-moi , le mariage est un triste métier.

CLARICE

Mon frère , cependant , tu veux te marier.

LE CHEVALIER

Le devoir d'une femme engage à mille choses ;

On trouve mainte épine où l'on cherchoit des roses :

Le plaisir de l'hymen est terrestre et grossier.

CLARICE

Mon frère , cependant , tu veux te marier.

LE CHEVALIER

Parlons à cœur ouvert, et confessons la dette.

Je suis un peu coquet, tu n'es pas mal coquette :

Notre mère l'étoit, dit-on , en son vivant ;

Nous chassons tous de race , et le mal n'est pas grand.

Si quelque amant venoit frapper ta fantaisie ,

Tu pourrois avec lui faire quelque folie.

CLARICE

Mon frère, cependant....

LE CHEVALIER

Tu vas te récrier , Mon frère , cependant , tu veux te marier. Que * diable ! tu réponds toujours la même prose.

CLARICE

Mais tu me dis aussi toujours la même chose.

(') Dans l'édition originale, et dan» celle de 1728, on lit, Qvil diable!

36o LE DISTRAIT.

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