IMPUISSANCE
Quoï ! ne Tavois-je assez en mes vœux désirée ? N'estoit-elle assez belle, ou assez Lien parée ? Estoit-elle à mes yeux sans grâce et sans appas ? ^on sang estoit-il point issu d'un lieu trop bas ? Sa race, sa maison, nestoit-elle estimée ? 5
Ne valoit-elle point la peine d'estre aymée? Inhabile au plaisir, n'avoit-elle de quoy? Estoit-elle trop laide ou trop belle pour moy ? lia ! cruel souvenir ! Cependant je Tay eue, Impuissant que je suis, en mes bras toute nue, 10
Et n'ay peu, le voulant tous deux également, Contenter nos désirs en ce contentement !
1 Celte pièce est imitée d'Ovide, liv. III des Amours, élégie vu, qui commence ainsi, At non formosa est, etc. Elle fut publiée pour la première fois dans l'édition de 1615, l'année même de la mort de Régnier ; mais elle fut imprimée sur une copie trèsdéfectueuse, comme on le Arerra dans les remarques : ce qui fait présumer que la copie étoit d'une main étrangère et ignorante; et que l'auteur, peut-être prévenu par la mort, n'avoit pas revu son propre ouvrage. On attribue au grand Corneille une pièce à peu près pareille, qui débute ainsi, Un jour le malheureux Lisandre; et l'on dit que ce fut pour lui faire faire pénitence de cette poésie trop licencieuse qu'un confesseur lui ordonna de mettre en vers l'Imitation de Jésus-C/irisl. Mais je doute de toute cette histoire, puisque la même pièce attribuée à Corneille se trouve dans les poésies de M. de Cantenac, imprimées à Paris, avec privilège du Roi. Ainsi cette pièce n'ayant jamais été avouée par Corneille et se trouvant adoptée par Cantenac, elle doit sans doute appartenir à ce dernier.
Au surplus, à ma honte, Amour, que te dirai-je ?
Elle mit en mon col ses bras plus blancs que neige,
lit sa langue mon cœur par ma bouche embrasa; 15
Bref, tout ce qu'ose Amour, ma déesse Posa ';
Me suggérant la manne en sa lèvre amassée,
Sa cuisse se tenoit en la mienne enlassée;
Les yeux lui petilloient d'un désir langoureux,
Et son âme exhaloit maint soupir amoureux; 20
Sa langue, en bégayant d'une façon mignarde,
Me disoit : Mais, mon cœur, qu'est-ce qui vous retarde ?
N'aurois-je point en moy quelque chose qui peust
Offenser vos désirs, ou bien qui vous dépleust ?
Ma grâce, ma façon, ha dieu, ne vous plaist— elle ? 25
Quoy ! n'ay-je assez d'amour ? ou ne suis-je assez belle ?
Cependant, de sa main animant ses discours,
Je trompois, impuissant, sa flame et mes amours;
Et comme un tronc de bois, charge lourde et pesante,
Je n'avois rien en moy de personne vivante. 30
Mes membres languissans, perclus et refroidis,
Par ses attouchemens n'estoient moins engourdis.
Mais quoy ! qne deviendray-je en l'extresme vieillesse,
Puisque je suis rétif au fort de ma jeunesse 2,
Et si, las3 ! je ne puis, et jeune et vigoureux, 35
Savourer la douceur du plaisir amoureux ?
Ha ! j'en rougis de honte, et despite mon âge,
1 II y a grande apparence que ce vers n'est pas de Régnier. Dans la première édition, faite en 1613, il manquent ici un vers qui n'avoit point été rétabli dans les éditions suivantes ; et ce n'a été que dans celle de 1642 qu'on a rempli cette lacune par le vers dont il s'agit.
2 Ce vers a encore été inséré dans l'édition de 1642, à la place de celui de Régnier, qui manquoit dans toutes les éditions précédentes.
3 Las ! pour hélas ! comme le metloient nos anciens poêles. Le vers auroit été plus harmonieux, et exempt de l'épuivoque que font ces mots, et si las, s'il avoit été ainsi tourné : Hélas! si je ne puis.
Age de peu de force et de peu de courage, Qui ne me permet pas, en cet accouplement, Donner ce qu'en amour peut donner un amant. 40
Car, dieux ! ceste beauté, par mon deffaut trompée, Se leva le matin de ses larmes trempée Que l'amour de despit escouloit par ses yeux . Hessemblant à l'Aurore, alors qu'ouvrant les cieux Elle sort de son lit hargneuse et despitée 1, 45
D'avoir, sans un baiser, consommé la nuitée, Quand, baignant tendrement la terre de ses pleurs, De chagrin et d'amour elle enjette ses fleurs2.
Pour flatter mon deffaut, mais que me sert la gloire 5, De mon amour passée, inutile mémoire, - 50
Quand aymant ardemment, et ardemment aymé, Tant plus je combattois, plus j'estois animé? Guerrier infatigable en ce doux exercice, Par dix ou douze fois je rentrois en la lice, Où, vaillant et adroit, après avoir brisé *, 55
Des chevaliers d'amours j'estois le plus prisé. Mais de cest accident je fais un mauvais conte, Si mon honneur passé m'est ores une honte 5, Et si le souvenir, trop prompt à m'outrager, Tar le plaisir receu ne me peut soulager. GO
0 ciel ! il falloit bien qu'ensorcelé je feusse, Ou, trop ardent d'amour, que je ne m'apperceusse
1 Les poëtcs ont feint que Tilhon, mari de l'Aurore, étant fort ùj>é, cette déesse se levoit tous les matins avant le jour. — Dans les éditions faites depuis 1642, on a substitué honteuse à hargneuse, terme bas et populaire.
- Enjelte, pour arrose, tiré du verbe composé enjeler, qui est bois d'usage, et dont nous, n'avons retenu que le simple jeter.
3 Dans l'édition de 1645, on a mis de quoy me sert la gloire ; correction qui a été adoptée dans toutes les éditions suivantes.
4 11 faut sous-entendre plusieurs lances. h Édition de 1642 et suivantes :
Si mort honneur passé maintenant est ma honte-
Que l'œil d'un envieux nos desseins ernpeschoit !
Et sur mon corps perclus son venin espanchoit !
Mais qui pourroit atteindre au point de son mérite, G5
Veu que toute grandeur pour elle est trop petite ?
Si par l'esgal ce charme a force contre nous,
Autre que Jupiter n'en peut estre jaloux.
Luy seul, comme envieux d'une chose si belle,
Par l'esmulation seroit seul digne d'elle. 70
lié quoy ! là-haut au ciel mets-tu les armes bas ?
Amoureux Jupiter, que ne viens-tu çà-bas
Jouir d'une beauté sur les autres aimable?
Assez de tes amours n'a caqueté la fable?
(Test ores que tu dois, en amour vif etpromt, "5
Te mettre encore un coup les armes sur le front2..
(lâcher ta déité dessouz un blanc plumage3;
Prendre le feint semblant d'un Satyre sauvage4,
D'un serpent, d'un cocu; et te respandre encor,
Alambiqué d'amour, en grosses gouttes d'or; 80
Et puis que sa faveur, à moy seule octroyée,
Indigne que je suis, fut si mal employée :
Faveur qui de mortel m'eustfait égal aux dieux,
Si le ciel n'eust esté sur mon bien envieux.
Mais encor' tout bouillant en mes fiâmes premières, 85 De quels vœux redoublez et de quelles prières Iray-je derechef les dieux sollicitant, Si d'un bienfaict nouveau j'en attendois autant; Si mes deffauts passez leurs beautez5 mescontentent, Et si de leurs bienfaicts je crois qu'ils se repentent ? 90
1 Dans la première édition de 1615, on lisoit ici ennuyeux^ faute qui avoit été répétée six vers plus bas,
2 Jupiter prit la figure d'un taureau pour enlever Europe.
3 11 se changea en cygne pour tromper Léda, femme de Tyndai'e.
1 Autres métamorphoses de Jupiter, qui sont décrites dans Ovide, liv. VI des Métamorphoses , v. 105 et suivants. 8 Leurs bontés paroîtroit plus juste;
256 POESIES DE Iï KG MER.
Or quand je pense, ô dieux ! quel bien m'est advenu ! Avoir veu dans un lict ses beaux membres a nu, La tenir languissante entre mes bras couchée, De mesme affection la voir estre touchée, Me baiser, haletant d'amour et de désir, 95
Par ses chatouillemens resveiller le plaisir : Ha dieux ! ce sont des traits si sensibles aux âmes, Qu'ils pourroient l'Amour mesme eschauffer de leurs Si plus froid que la mort ils ne m'eussent trouvé, [fiâmes, Des mystères d'amour amant trop réprouvé. 100
Je Pavois cependant vive d'amour extresme; Mais si je l'eus ainsi, elle ne m'eut de mesme : O malheur ! et de moy elle n'eut seulement Oue des baisers d'un frère, et non pas d un amant. En vain cent et cent fois je m'efforce à luy plaire, 105 Non plus qu'à mon désir je n'y puis satisfaire; Kt la honte pour lors, qui me saisit le cœur, Pour m'achever de peindre esteignit ma vigueur.
Comme elle lecognut, femme mal satisfaite, Qu'elle perdoit son temps, du lict elle se jette, 1 10
Prend sa jupe, se lace; et puis, en se mocquant, D'un ris et de ces mots elle m'alla picquant : Non, si j'estois lascive, ou d'amour occupée J, Je me pourrois fascher d'avoir esté trompée; Mais, puis que mon désir n'est si vif ny si chaud, 115 Mon tiède naturel m'oblige à ton deffaut. Mon amour satisfaite ayme ton impuissance, Et tire de ta foute assez de récompence, Qui, tousjours dilayant, m'a fait, par ie désir, Esbattre plus long-temps à l'ombre du plaisir. 120
Mais, estant Ja douceur par l'effort divertie, La fureur à la fin rompit sa modestie,
1 Ce vers et les suivants sont une paraphrase du commencement de la lettre de Circc à Polyœnos, dans Pétrone : « Si libidi- « nosa essem, quererer decepta : nunc etiam languori tuo gratias n ago. In umbra voluptatis diulius lusi. »
Et dit, en esclatant : Pourquoi me trompes-tu?
Ton impudence a tort a vanté ta vertu *,
Si en d'autres amours ta vigueur s'est usée, 125
Quel honneur reçois-tu de m'avoir abusée,
Assez d'autres propos le despitluy dictoit. Le feu de son desdain par sa bouche sortoit. Enfin, voulant cacher ma honte et sa colère, Elle couvrit son front d'une meilleure chère ; 130
Se conseille nu miroir; ses femmes appela; Et, se lavant les mains, lefaict dissimula.
Belle, dont la beauté, si digne d'estre aymée, Eust rendu des plus morts la froideur entlamée, Je confesse ma honte; et, de regret touché, 135
Par les pleurs que j'espands j'accuse mon péché : Péché d'autant plus grand que grande est ma jeunesse. Si homme j'ay failly, pardonnez-moy, déesse. J'avoue estre fort grand le crime que j'ay fait : Pourtant jusqu'à la mort si n'avois-je forfait, 140
Si ce n'est à présent, qu'à vos pieds je me jette. Que ma confession vous rende satislaicte. Je suis digne des maux que vous me prescrirez. J'ay meurtry, j'ay volé, j'ay des vœux parjurez, Trahy les dieux bénins 2. Inventez à ces vices, 145
Comme estranges forfaicts, des estranges supplices. 0 beauté ! faites en tout ainsi qu'il vous plaist. Si vous me commandez, à mourir je suis prest. La mort me sera douce, et d'autant plus encore Si je meurs de la main de celle que j'adore. 150
Avant qu'en venir là, au moins souvenez -vous
1 Ce qui suit est imité de la réponse de Polyœnos à Circé.
2 Dans toutes les éditions avam< celle de 1642, ce vers étoit ainsi :
Trahy les dieux : venins, inventez à ces vices.
Faute grossière, qui fait comprendre à quel point la première copie étoit corrompue.
258 POESIES DE RÉGIS I El!.
Que mes armes, non moy, causent votre courroux;
Que, champion d'amour, entré dedans la lice,
Je n'eus assez d'haleine à si grand exercice;
Que je ne suis chasseur, jadis tant approuvé, 155
Ne pouvant redresser un deffaut retrouvé.
Mais d'où viendroit cecy? Seroit-ce point, maistresse,
Que mon esprit du corps précédast la paresse:
Ou que, par le désir trop prompt et violent ,
J'allasse, avecq' le temps, le plaisir consommant ? 100
Pour moy, je n'en sçay rien : en ce fait tout m'abuse.
Mais enfin, ô beauté ! recevez pour excuse *,
S'il vous plaist derechef que je rentre en l'assaut,
J'espère avecq' usure amender mon deffaut.
1 Édition de 16±2 et suivantes : Recevez mon excuse. L'une et l'autre leçon peuvent être admises.
NOUVELLES REMARQUES
Vers 48. Elle enjette ses fleurs; de ce mot inusité nous avons fait injecter, qui du langage scientifique a passé dans la langue familière.
Vers 74. Assez de tes amours n'a caqueté la fable? Ce vers a une forme inierrogative et équivaut à Est-ce que la fable ne s'est pas assez entretenue de les amours ?
Vers 147. 0 beauté ! faictes en tout ainsi qu'il vous plaist. Le sens est : Agissez en tout, en toutes choses, selon votre fantaisie, à votre convenance ; à' oùrésuMe. un vers brisé et sans hémistiche, c'est-à-dire une ligne de prose tout à fait désagréable à l'oreille.
L'homme s'oppose en vain contre la destinée. Tel a dompté sur mer la tempeste obstinée, Qui, déceu dans le port, esprouve en un instant Des aceidens humains le revers inconstant, Qui le jette au danger, lors que moins il y pense. 5
Ores à mes despens j'en fais l'expérience, Moy qui, tremblant encor' du naufrage passé, Du bris de mon navire au rivage amassé Bastissois un antel aux dieux légers des ondes; Jurant mesme la mer et ses vagues profondes, 10
Instruit à mes despens, et prudent au danger, Que je me garderois de croire de léger2; Sçachant qu'injustement il se plaint de Forage, Qui, remontant sur mer, fait un second naufrage.
Cependant ay-je à peine essuyé mes cheveux, 15
Et payé dans le port l'offrande de mes vœux, Que d'un nouveau désir le courant me transporte; Et n'ay pour l'arrester la raison assez forte. Par un destin secret mon cœur s'y voit contraint, Et par un si doux nœud si doucement estreint, 20
Que, me trouvant espris d'une ardeur si parfaite, Trop heureux en mon mal je bénis ma deffaite; Et me sens glorieux, en un si beau tourment, De voir que ma grandeur serve si dignement5.
1 Cette élégie fut composée pour Henri IV.
2 De croire de léger, de concevoir des espérances mal fondées. 5 Serve, soit sujette, soit assujettie.
Changement bien estrange en une amour si belle ! 25
Moy, qui rangeois au joug la terre universelle,
Dont le nom glorieux, aux astres eslevé,
Dans le cœur des mortels par vertu s'est gravé;
Qui fis de ma valeur le hazard tributaire;
A qui rien, fors l'Amour, ne put estre contraire; 50
Qui commande partout, indomptable en pouvoir;
Qui sçay donner des loix, et non les recevoir :
Je me vois prisonnier aux fers d'un jeune maistre ,
Où je languis esclave, et fais gloire de l'estre;
Et sont à le servir tous mes vœux obligez. 55
Mes palmes, mes lauriers en myrthes sont changez,
Qui, servant de trophée aux beautez que j'adore,
Font, en si beau subject, que ma perte m'honore1.
Vous qui dès le berceau de bon œil me voyez, Qui du troisième ciel mes destins envoyez 2, 40
Belle et saincte planète, astre de ma naissance, Mon bonheur plus parfait, mon heureuse influence, Dont la douceur préside aux douces passions, Vénus, prenez pitié de mes affections; Soyez-moi favorable, et faites à ceste heure, 45
Plustost que descouvrir mon amour, que je meure; Et que ma fin tesmoigne, en mon tourment secret, Qu'il ne vescut jamais un amant si discret; Et qu'amoureux constant, en un si beau martyre, Mon trespas seulement mon amour puisse dire. 50
Ha ! que la passion me fait bien discourir ! Non, non, un mal qui plaist ne fait jamais mourir. Dieux! que puis-je donc faire au mal qui me tourmente? La patience est foible, et l'amour violente; Et me voulant contraindre en si grande rigueur, 55
Ma plainte se desrobe, et m'eschappedu cœur.
1 Ma perle, ma défaite.
2 L'auteur apostrophe Vénus, qui est la troisième des planètes.
Semblable a cet enfant que sa mère en colère,
Après un chastiment veut forcer à se taire :
11 s'efforce de crainte à ne point soupirer;
A grand'peine ose-t-il son haleine tirer; 00
Mais nonobstant Y effort, dolent en son courage,
Les sanglots à la fin desbouchent le passage;
S'abandonnant aux cris, ses yeux fondent en pleurs,
Et faut que son respect défère à ses douleurs *.
De mesme je m'efforce au tourment qui me tue : 65
En vain de le cacher mon respect s'évertue;
Mon mal, comme un torrent, pour un temps retenu,
Renversant tout obstacle, est plus lier devenu.
Or, puis que ma douleur na pouvoir de se taire, Et qu'il n'est ny désert ny rocher solitaire 70
A qui de mon secret je m'osasse fier, Et que jusqu'à ce point je ne dois m1 oublier Que de dire ma peine en mon cœur si contrainte, A vous seule, en pleurant, j'adresse ma complainte. Aussi puis que vostre œil m'a tout seul asservy, 75
C'est raison que luy seul voye comme je vy; Qu'il voye que ma peine est d'autant plus cruelle, Que seule en l'univers je vous estime belle : Et si de mes discours vous entrez en courroux, Songez qu'ils sont en moy, mais qu'ils naissent de vous; 80 Et que ce seroit estre ingrate en vos deffaites, Que de fermer les yeux aux playes que vous faites.
Donc, beauté plus qu'humaine, object de mes plaisirs, Délices de mes yeux et de tous mes désirs, Qui régnez sur les cœurs d'une contrainte aimable, 85 Pardonnez à mon mal, hélas ! trop véritable; Et lisant dans mon cœur que valent vos attraits, Le pouvoir de vos yeux, la force de vos traits,
1 Et faut que son respect défère à ses douleurs, c'est-à-dire, quelque effort qu'il fasse pour obéir, il ne peut contenir sa douleur.
2C-2 POÉSIES DE r.ÉGNIEIÏ.
La preuve de ma foy, l'aigreur de mon martyre, Pardonnez à mes cris de l'avoir osé dire. no
Ne vous offencez point de mes justes clameurs, Et si, mourant d'amour, je vous dis que je meurs.
NOUVELLES REMARQUES
Vers 8. Du bris de mon navire, des débris de mon navire. Bris n'est aujourd'hui usité qn'en terme de palais ; bris de scellés.
Vers 13. Sçachant qu' injustement il se plaint de l'orage, Qui, remontant sur mer, fait tin second naufrage. Cette construction est un latinisme ; on dirait aujourd'hui : // se plaint injustement de l'orage, celui qui, etc.
Vers 87. Et lisant dans mon cœur que valent etc.; autre latinisme pour ce que valent.