A JÉSUS ET A MARIE
et s’efforcent de porter aussi les autres à profiter de co grand moyen de salut.
Et vous, ô Marie, auguste Mère de Dieu ! je vous recommande aussi cet ouvrage : protégez-le ; procurez à tous ceux qui le liront l’esprit de prière ; faites que , dans tous leurs besoins , ils ne manquent jamais de recourir à votre divin Fils et à vous, qui êtes la Dispensatrice des grâces et la Mère de la miséricorde ; qui ne pouvez souffrir qu’aucun de ceux qui s’adressent à vous, se retire sans être satisfait ; qui êtes enfin cette Vierge puissante qui obtient de Dieu pour ses fidèles serviteurs tout ce quelle demande.
INTRODUCTION
qu’il est nécessaire de lire.
J’ai mis au jour divers ouvrages spirituels;* mais je crois n’avoir rien fait de plus utile que le présent opuscule, qui a pour objet la Prière considérée comme un moyen indispensable et sûr pour obtenir le salut et toutes les grâces qui y conduisent. Je voudrais qu’il me fût possible •
(*) Dans les premières éditions, Saint Alphonse énumérait en cet endroit les principaux écrits ascétiques qu’il avait livrés à la publicité à l’époque où celui-ci a vu le jour , 1759 ; nous croyons devoir tenir note de ce passage, qui était ainsi conçu : « Les Visites AU Saint-Sacrement , des Réflexions sur la Passion de Jésus- Christ, les Gloires de Marie, un Traité contre les matérialistes ET les déistes , et quelques opuscules de dévotion ; j’ai aussi publié , en dernier lieu , un livre sur l’Enfance de notre Sauveur , sous le titre de Neüvaine de Noël , et ensuite un autre , intitulé : Préparation a la mort, ou Considérations sur les vérités éternelles , ouvrage très-utile, soit pour la méditation, soit pour la prédication ; j’y ai joint neuf Discours pour les temps de calamité. » Dans la suite , ayant encore composé beaucoup d’autres ouvrages considérables, le Saint Auteur , au lieu de les ajouter à cette liste, a préféré la supprimer, sans doute pour faire comprendre qu’il regardait le Grand Moyen de la Prière comme le plus important de tous ses ouvrages ascétiques sans exception.
Le Traducteur;
M'RODUCïION.
de faire imprimer autant d’exemplaires de ce livre qu’il y a de chrétiens sur la terre, et de leur en distribuer à tous , afin qu’il n’y en eût aucun qui ne fût instruit de la nécessité où nous sommes tous de prier pour être sauvés.
Je parle ainsi, parce que, d’un côté, je vois cette nécessité absolue de la Prière, enseignée avec tant d’insistance dans tous les Livres Saints et par tous les Saints Pères, et que, de l’autre côté, je sais que les chrétiens sont peu attentifs à mettre en pratique ce grand moyen de salut. Et ce qui m’afflige le plus , c’est de voir que les prédicateurs et les confesseurs négligent d’en parler à leurs auditeurs ou à leurs pénitents, et que les livres spirituels qui sont aujourd’hui entre les mains des fidèles, n’insistent pas assez sur ce point; tandis que tous les prédicateurs, et tous les confesseurs, et .tous les livres, ne devraient rien inculquer avec plus de chaleur et de force que l’obligation de prier. 11 est vrai qu’ils recommandent aux âmes plusieurs moyens fort bons pour se conserver dans la grâce de Dieu, comme de fuir les occasions, fréquenter les sacrements, résister aux tentations, écouter la divine parole, méditer les vérités éternelles, etc., autant de pratiques très-salutaires, tout le monde en convient; mais, je le demande, à quoi servent les sermons , les méditations , et