A MONSIEUR DE LIANCOURT
J'ose dire qu'au prêtent que je voue fais je ne vous offre pas de» chose» qui soient dcaagreâblet , après tant de témoignages advantageux dont il vous a pieu les honorer devant que j'eusse pu me résoudre à les rendre publiques. Je sçay bien que vostre approbation doit fermer la bouche à teiwie, et que toute insolUnte qu'elle est, elle ne laissepas de respecter vostre jugement plus que je ne crains sa malice;' mais, HonsiEUR, quelques outrages que j'en puisse recevoir, ils ne sçauroient jamais estre assez grands pour égaler la gloire que Jttf d'avoir quelque part en vostre estime. Le comble de vos bonnes grâces * est de pouvoir donner de plus solides preuves que celle-cy de Vextrime passion que j'ay à vous honorer^ afin de me rendre moins indigne de la qualité,
Monsieur, de Votre très humble et très obeyssant serviteur, Saint-Amant.