AURAS PRIS
j^Jjʧ)3es Aers e' beaux rampars ceints de vastes
&\^gj§Ces tours, de l'art humain les rochers sour-
Cedans aux durs efforts d'un siège merveilleux , Ont enfin reconnu nos armes légitimes.
Ceux qui les deffendoient ont esté les victimes Offertes au démon fatal aux orgueilleux, Et tant plus leur-abord s'est montré périlleux, Tant plus nos conquerans ont paru magnanimes.
1. L'Artois a Tait long-temps partie de la Flandre oecidentale- [1 fut réuni au domaine do la couronne <:a 1180, parle mariage de Philippe-Auguste a^ec Isabelle deHaioaut. Jeanne, fille do Philippe le Long, le porta en dot a Eudes IV de fioar-
173 Stances
I.eur secours formidable, avec tout son pouvoir, N'a, quoy qu'il ait tenté, servy qu'à faire voir Le triste événement d'une entreprise vaine.
Déjà des lys sacrez An-as bénit l'odeur ; Et d'un esclat divin , la pourpre de la Seine De la pourpre du Tage efface la splendeur.
STANCES Sur Ut yeux et Mademoûelle na V« .
s eaux yeux iunocens et coupables | De tant de meurtres amoureux,
g Clairs objets doux et rigoureux, s De quel trionfe allier n'êtes- vous point non cœur s'estoit promis , [capables ! il hrillans ennemis.
Il s'allume, il vous rend las armes, Et fait gloire d'esire soosmis.
0 Dieu, combien la renommée Est injuste à votre splendeur!
Que de rayons si pleins d'ardeur
gagne. Louis SI le reprit a la mort de Charles le Téméraire, au
mépris des droits de Marie de Bourgogne. Charles VII] le céda en i493 a. Maximilien par le traite de Senlis. Depuis, ce comté resta à l'Autriche jusqu'en i64o, année où Louis XIII l'en empara. En 1654 , les Espagnols essayèrent sans succès de le reprendre Le traité des l'y rénées consacra la possession fran-
Stancbs. 373
L'adorable merveille au monde est peu semée! Il faut que 1 esclat de mes vers Vous montrant à tout l'univers Eblouisse toutes les âmes, ■Et que je peigne avec des fiâmes Deux nouveaux astres descouvers.
Il but que dans cette peinture Dont l'art doit estre sans pareil, Un sacrifice du soleil Soit fait à vostre honneur des mains de la nature ; Il faut que les autres beautez, Où vivent ses feux empruntez, S'éclipsent après mon ouvrage.
Et que d'un lumineux outrage J'efface toutes les clartezr
Hais, 0 vifs trésors de lumière, Sources d'appas estincelans. Tous poussez des traits si brûlans Qu'à peine soustieut-on leur atteinte première : A peine, comblé de plaisir, Ay-jo l'agréable loisir De voir l'esclair de vos prunelles, Que dans les miennes criminelles Je sens foudroyer mon désir.
Ouy, criminelles je les nomme, Et bien dignes d'aveuglement, D'oser se tourner seullement Vers des objets trop haute pour les regards d'un borni Les dieux seuls peuvent aspirer A la gloire de se mirer En de si précieuses glaces.
Et moy, sur de plus humbles traces, A l'honneur de vous adorer.