AU LECTEUR
b it est de la puissance des roy» d'ennoblir B quiconque il lenr plaist de leur» sujets , ainsi a-Cil jplu h Appolon.roy du Parnasse, d'ennoblir le pau- ■e petit Triolet, pour avoir chanté en aa présence, sur le théâtre d'Helicon , quelque chose au dessus de sa portée ordinaire. Hais , comme les gentilshommes ont leurs lacquais qui les devancent on qui les suivent , ainsi ces nouveaux nobles que je te donne ont-ils les leurs, et tu les verras accompagnes de quelques nns de leurs pareils mesmes, qui ne peuvent prétendre h leur qualité, pareeque je ne l'ay pas voulu ou que la matière ne l'a pas requis. Ce nom de Triolet lenr a estl donné, ace que je pense, tant a cause qu'ils se chantoyent h trois, h la manière des vieux trios de nostre scène comique, qu'il cause du vers qui s'y repette par trois Ibis et des trois rimes qui en composent le milieu. C'est un jeu de ta Muse où 3 y a des tours de souplesse et de passe-passe qui ne sont pas tant faciles 11 faire qu'on s'imagineroit bien , pourvea que l'on j garde l'ordre que j'aj observé en ceux- cy , je veux dire qu'il y ait tousjoura un sens contenu et achevé dans chaque triolet sans les répétitions , qu'elles y r'en treut de bonne grâce par quelque mot, et qu'elles n'y soient ny absolument nécessaires ny absolument inutiles ; autrement , il n'y a ny gentillesse ny esprit, et j'en dirais bien davantage si le sujet en valoit la peine. Au reste, dans cette histoire trioletique de ce qui s'est passé a Paris durant ces mouvemens, où l'indisposition m'avoit réduit a une neutralité forcée <, tantost c'est moy qui
àt PuJ.. i
a M. de Bru.
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parle , tantosl t'est le lier» et le quart , tantosl c'est le bourgeois qui dit de bons mois à sa mode , tantoat il 7 a quelque
dessein , il s'j estait glissé quelque hérésie d'Estal , Je la désavoue ; je rais tout piest de m'en rétracter, et me sonsmets ingénument h la censure de ceux qui en sont les justes et terilablea correcteurs. Adieu.