SCÈNE II
Même Heu.
AlarmM et eioarmovchet, pois une retraite.
UN HÉAAUT FRANÇAIS s'aYODce Teti les portcB ayec des trompettes.
LE HÉRAUT FRANÇAIS. — Hoinmes d' Angers, ouvrez vos portes et laissez entrer le jeune Arthur, duc de Bretagne, qui, par le bras de la France, vient de préparer des larmes à bien des mères anglaises, dont les ûls gisent épars sur la terre ensanglantée ; les maris de bien des veuves sont étendus dans la poussière, embrassant froidement la terre teinte de sang: la victoire, achetée avec peu de perte, se joue dans les bannières flottantes des Français, qui, déployées en signe de triomphe, sont là, prêtes à entrer victorieuses dans vos murs, à y proclamer Arthur de Bretagne, roi d'Angleterre et le vôtre.
(Entre un héraut anglais avec des trompettes.)
LE HÉRAUT ANGLAIS.— Réjouisscz- VOUS,- hommos d'Angers, sonnez vos cloches ; le roi Jean, votre roi et roi d'Angleterre, s'avance vainqueur de cette chaude et cruelle journée I les armes de ses soldats, qui s'éloignèrent d'ici brillantes comme l'argent reviennent ici dorées du sang français; il n'est point de panache attaché à un cimier anglais qui soit tombé sous les coups d'une épée française; nos drapeaux reviennent dans les mêmes mains qui les ont déployés, lorsque naguère nous marchions au combat ; et semblables à une troupe joyeuse de chasseurs, tous nos robustes Anglais arrivent les mains rougies et teintes du carnage de leurs ennemis mourants ; ouvrez vos portes, et donnez entrée aux vainqueurs.
UN CITOYEN. — Héraut, du haut de nos tours nous avons pu voir, depuis le commencement jusqu'à la fin, l'attaque et la retraite de vos deux armées , et leur égalité ne s'est point démentie à nos yeux les meilleurs : le sang et les coups ont répondu aux coups ; la force s'est mesurée avec la force, et la puissance a confronté la