‹ Œuvres complètes de ShakspeareChapitre 175 sur 301 · ACTE t, SdfcNE TIl. 28S · texte numérisé non relu

ACTE t, SdfcNE TIl. 28S

t'a toujours servi sur la terre.— Vous, asites de TAngletérfe, lûaintënant rentrés dans vôtre sphère régulière, où sont vos troupes? Montrez actuellemeiït le retour dé votre fidélité, et revenez sans délai avec moi repousser là destruction et Tétertielle ignominie hors des faibles portes de notre platrie languissante I Cherchons à l'instant Tehnemi, oti il va nous chercher Itii-méme : le dauphin accourt en furie sur nos talons.

SALisBURY.— Il parait que vous n'êtes pas instruit de tout ce que nous savons. Le cardinal Pandolphe est à se reposer dans l'abbaye, où il est arrivé il y a une demiheure apportant de la part du dauphin, disposé à abandonner sur-le-champ cette guerre , des offres de paix que nous pouvons accepter avec honneur et avec avantage.

LE BATARD. — Il Tabandonuera bien mieux encore lor&qu'il nous verra bien ralliés pour la défense.

SALisBURY.. — Mais tout est en quelque sorte fini : il a déjà fait transporter sur les côtes quantité de bagages et remis sa cause et ses prétentions entre les mains du cardinal, avec qui, si vous le jugez à propos, vous et moi et les autres seigneurs, nous partirons en diligence cette après-dînée, pour achever de terminer heureusement cette affaire.

LE BATARD. — Soit. — Et VOUS, mou uoble prince, avec ceux des grands dont on peut le mieux se passer, vous resterez pour les obsèques de votre père.

HENRI. — C'est à Worcester que son corps doit être enterré, car c'est ainsi qu'il Ta ordonné.

LE BATARD. — Il faut douc Ty conduire. — Et vous, cher prince, puissiez-vous revêtir avec bonheur le sceptre héréditaire et glorieux de ce royamne ! C'est avec une soumission entière que je vous transmets à genoux mes fidèles services, et ma soumission éternellement inviolable.

SALISBURY. — Et nous VOUS offrons de même notre affection, qui demeurera désormais sans tache.

HENRI. — J'ai une âme sensible qui voudrait vous remercier, et ne sait le faire que par des larmes.

LE BATAHD.— Oh 1 ne donnons à la circonstance que les douleurs nécessaires ; nous sommes en avance de chagrin avec le passé. — Cette Angleterre n'est jamais tombée et ne tombera jamais aux pieds orgueilleux d'un vainqueur, qu'elle ne Tait d'abord aidé elle-même à la blesser. Maintenant que ses chefs sont revenus à elle, que les trois parties du monde viennent armées contre nous, et nous leur tiendrons tête I Rien ne peut nous accabler si l'Angleterre reste fidèle à elle-même.

(Ils sortent.)

FIN DU CINQUIÈME ET DERNIER ACTE

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