‹ Œuvres complètes de ShakspeareChapitre 182 sur 301 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Grôsford-Cs^feen, près de Coyentiy. — Licô préparée aree ttn tréne; hérauts, etc., luite.

Ei^ent LE tORD ItAtlÉCHAL bt D'AUMEELE.

L8 MARÉCHAL.— Milord Aunierle, Hejiri d'Hereford eat^ il armé?

AUMBHLE.— Oui, anné de toutes pièces, et il brtde d^ntrer dans la lice.

LE MARÉCHAL. — Le duc de Norfolk, plein d'ardeur et d'audace, n'attend que le signal de la trompette de rappelant.

AUMERLE. — En ce cas, les champions sont tout prêts, et n'attendent que rarrivée de Sa Majesté.

(Les trompettes sonnent une fanfare. — Entrent Richard qui va s'asseoir sur le trône, Gaunt et plusieurs autres nobles qui prennent leurs places. — Une trompette sonne, et une autre lui répond de l'intérieur. — Entre alors Norfolk, couvert de son armure, et précédé par un héraut.)

RICHARD. — Maréchal, demandez à ce champion \e sujet qui ramène ici en armes : demandes-lui son nom ; ensuite, procédez avec ordre à lui faire prêter serment de la justice de sa cause.

LE MARÉCHAL. — Au uom de Dieu et du roi, dis qui tu es,et pourquoi tu viens ainsi armé en chevalier. Contre qui viens-tu combattre, et quelle est ta querelle? Réponds la vérité, sur ta foi de chevalier et sur ton serment ; et après, (Jue le ciel et ta valeur te défendenti

NORFOLK.— Mon nom est Thomas Mowbray, duc de Norfolk. Je vieUs ici, engagé par un serment que le ciel préserve un chevalier de violer j^aisl j'y viens pour défendre ma loyauté et mon honneur devant Dieu, mon roi et ma postérité, contre le duo d'Hereford, qui est rappelant; et, par la grâce de Dieu et le secoui-s de ce bras, je viens lui prouver pour ma défense qu'il est

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