SCÈNE IX
A Belmont. — Une piëoe de la maison de Portia.
Ent^ê NBRISSA avec UN VALET.
NÉRissA, au valeU—YitQ et vite, je t'en prie, tire vite le rideau. Le prince d'Aragon a prêté le serment, et il s'avance pour choisir.
(Fanfare de cors. Entrent le prince d'Aragon, Portia et leur suite.)
PORTIA. — Voyez, noble prince; voici les coffres : si vous prenez celui qui contient mon portrait, notre hymen sera célébré sur-le-champ. Mais si vous vous trompez, il faudra, seigneur, sans plus de discours, quitter immédiatement ces lieux.
LE PRINCE. — Je suis obUgé, par mon serment, d'observer trois choses : la première, de ne jamais révéler à personne quel est le coffre que j'aurai choisi; ensuite, si je manque le véritable coffre, de ne jamais faire de proposition de mariage à aucune jeune fille : enfin, si je n'ai pas le bonheur de bien choisir, de vous quitter et de partir sur-le-champ.
PORTIA.— Ce sont les conditions que jurent d'observer ceux qui viennent pour moi s'exposer à des hasards, quelque peu digne que J'en sois\
LE PRINCE.— Je me suis soumis à ces conditions en vous adressant mes vœux. Fortune, maintenant favorise