ACTE IV, SCÈNE- II
VERNON. — J'ai encore d'autres nouvelles. J'ai appris, en traversant le comté de Worcester, qu'il ne pouvait se rendre ici avec son corps de troupes, comme il Ta promis, le quatorzième jour.
DOUGLAS. — Voilà la plus fâcheuse de toutes les nou- l
velles que j'aie entendues. '
WORCESTER. — Oui, sur ma foi, elle a un son qui glace le cœur.
HOTSPUR. — A combien peut monter toute Tannée du roi?
VERNON. — A trente mille honunes.
HOTSPUR. — Fusserit-ils quarante mille, sans. mon père et Glendower, les troupes que nous avons peuvent suffire pour cette grande journée. Allons, hâtons-nous d'en faire la revue. Le jour fatal est proche : mourons tous s'il le faut, et mourons gaiement.
DOUGLAS. — Ne parlez pasde mourir : je suis d'ici à six mois préservé de toute crainte de la mort et de ses coups.