ACTE II, SCÈNE IIL
ma personne que l'Anglais. Ce diable de mâtin de prêtre, je lui couperai ses oreilles !
l'hôte. — Il te chantera pouille solidement, mon gros.
CAïus. — Chante pouille ! Qu'est-ce que cela veut dire?
l'hôte.— Cela veut dire qu'il te demandera pardon.
GAïus. — Palsambleu ! voyez - vous , il me chantera pouille. Je veux, moi, qu'il en soit ainsi.
l'hôte.— Je l'y obligerai, ou qu'il s'aille promener.
CAïus. — Je vous remercie bien de cela.
l'hôte. — Et de plus, mon gros.... mais, un moment. (A part aux anitres.) Vous, monsieur mon convive, et monsieur Page, et vous aussi , cavalier Slender, allez tous à Frogmore, en passant par la ville.
PAGE.— Sir Hugh y est, n'est-ce pas?
l'hôte. — ^11 est là. Voyez de quelle humeur il sera; et moi je viens à travers champs, et vous amène ce docteur. Est-ce bien comme cela?
SHALLOW. — ^Nous y allons. (Tous à Caius,) Adieu, mon bon monsieur le docteur.
(Page, Shallow et Slender sortent.)
CAIUS. — Palsambleu ! je veux tuer le prêtre; car il veut parler à Anne Page, le faquin.
l'hôte. — Qu'il meure : mais d'abord rengaine ton impatience. Jette de l'eau froide sur ta colère, et viens à Frogmore par le chemin des champs. Je te mènerai à une ferme où mistriss Anne est invitée à im repas, et là, lu lui feras la cour. Dis-je bien, mon galant?
CAIUS. — Palsambleu! je vous remercie de cela. Palsambleu ! je vous aime. Je vous procurerai les bonnes pratiques, tous les comtes, les chevaliers, les lords, les gentilshommes mes patients.
l'hôte. — Comme de ma part je serai ton antagoniste auprès de miss Anne. Dis-je bien?
CAïus.—Palsambleu I c'est bien dit : fort bien.
l'hôte. — Venez donc.
CAIUS. — Marchez sur mes talons, Jack Rugby.
(Il« sortent.) FIN DU DEUXIÈME ACTE,