LXIV NOTICE
cieiiues institutions, le christianisme et la clievalerie ont successivement exercée sur le sexe. Après avoir résumé ce que Yen a écrit en faveur des femmes, il les compare aux hommes. S'il leur refuse en général les grands talents l'aptitude aux études profondes, il les eu dédommage par des qualités bien précieuses. Par exemple, contre Tautorité de Montaigne , il les croit plus propres que nous k lamitié. « Rien ne leur «échappe : elles devinent l'amitié qui se tait; «elles encouragent l'amitié timide; elles con- « soient doucement l'amitié qui soufire. Avec des <c instruments plus fins , elles manient plus aisé- «ment un cœur malade; elles le reposent, et « l'empêchent de sentir ses agitations. Elles sa- « vent surtout donner du prix à mille choses qui a n'en auraient pas; il faudrait donc peut-être «désirer un homme pour ami, dans les grandes «occasions; mais, pour le bonheur de tous les «jours, il faut désirer l'amitié d'une femme (f).» Thomas passe à un autre sentiment moins paisible que l'amitié, et dit : « Les femmes, eu «amour, ont les mêmes délicatesses et les mêmes «nuances (a). » Parlant ensuite de la bienfaisance.
(i) Tome IV, page gS.
(2) Ibid.