JOINTS A LA NOTICE. CXXXV
Le» défie , et triomphe , et les défie cncor. C'est là qoe dévouée à d'infimes caresses, Des muletiers de Rome épuisant les tendresses. Noble Britannicus , sur nn Ut efironté , Elle étale à leurs yeux les flancs qui t*oût porté L*aurore enfin parait , et sa main adultère Des faveurs de la nuit réclame le salaire.
Elle quitte à regret ces immondes parvis :
Ses sens sont fatigués , et non pas assouvis. Elle rentre an palais*, hideuse , échevelée, Elle rentre , et Todeur autour d'elle exhalée , Ta, sous le dais sacré du lit des empereurs, Révéler de la nuit les lubriques fureurs.
Je ne sais si je me trompe , mais il me semble que Thomas a coDsenré toute la force de To^iginal , sans blesser aucune des bienséances qu'exige la langue française. Je le crois même aipénear, dans quelques endroits, à Juvénal. Ses quatre denners vers offrent ime peinture plus achevée que les deux derniers de l'auteur romain. Il l'égale en vigueur, et le |iasse ici en élégance et en harmonie; ce vers-ci :
Ses sens sont fatigués et non pas assouvis,
rend parfaitement
Et lassata viris , sed non satiata récessif.
Il n'a pas moins bien exprimé ce beau mouvement : Ostenditque tuum, generose Britannice, ventrem.
On doit remarquer que Thomas a pris dans fioileau une expression fameuse: le Ut effronté; elle convient peut-être niietix à Messaline ; qu'à une femme qui, comme dans la satire française,
Se fait des mois enticrir sur un lit effronté ,
Traiter d*une visible et parfaite santé.
CXXXVI MORCEAUX JOIHTS A LA ITOTICE.
On sait que cette expression fut très critiquée dans le dernier siècle. Le prince de Conti, homme de goût, ne la blâmait pas en elle-même, mais trouvait avec raison qu'elle disait plus que l'auteur n'avait voulu dire. Boileau convenait de la justesse de cette critique (i). Thomas en replaçant cette expression dans un tableau où tant d'autres* idées accessoires l'appellent et la justifient, semble l'avoir créée de ncmveao, et nous apprend comment on pest, sans être plagiaire, imiter quelquefois jusqu'aux auteurs de sa nation.
Salut et fraternité ,
FONTAWRS.
(i) Si Boileau «eciwiUit la remarqm de ce prince , ce Ait i par défiérenoe pour son rang. Non-senlcmeHt il ne changea paa aon expreMÎon, il la défendit d'une manière fonndle dans sa dixième épitrr, on il dît à let Tera :
.... BicniM Tovs TeiTflB nillfl aatnin poiotillmx.
Voos soutenir qaTan lit ne peut itn êj^mai ,
(Ven4S — 55)