‹ Œuvres complètes de Villon publiées avec une introduction et des notesChapitre 145 sur 270 · LOUANGES A LA COUR DE PARLEMENT · texte numérisé non relu

LOUANGES A LA COUR DE PARLEMENT

Tous mes cinq sens, yeux, oreilles et boche,

Le nez, et vous le sensitif aussi,

Tous mes membres où il ya reproche,

En son endroit un chacun die ainsi : | Souvraine cour, par qui sommes ici, 5 Vous nous avez gardés de déconfire;

Or la langue seule ne peut suffire

A vous rendre suffisantes louanges;

Si parlons tous, fille du souvrain Sire,

Mère des bons et sœur des benoîts anges. 10

Cœur, fendez-vous ou percez d’une broche,

Et ne soyez au moins plus endurci |

Qu’au désert fut la forte bise roche

Dont le peuple des Juifs fut adouci.

Fondez larmes et venez à merci, | 15

LOUANGES À LA COUR DE PARLEMENT. Titre abrégé.

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