‹ Œuvres complètes de Villon publiées avec une introduction et des notesChapitre 147 sur 270 · Adouci : rafraiîchi · texte numérisé non relu

Adouci : rafraiîchi

15. Fondez : versez. — À merci : à miséricorde, demandez pardon. 11 n’y . avait cependant plus de pardon à demander. Les idées continuent d’assez mal s’entresuivre.

Comme humble cœur qui tendrement soupire; Louez la cour conjointe au saint empire,

L'heur des Français, le confort des étranges, Procréée là-sus ou ciel empvyre,

Mère des bons et sœur des benoîts anges. 20

Et vous mes dents, chacune ci s’éloche

Saillez avant, rendez toutes merci,

Plus hautement qu’ orgue, trompe ne cloche,

Et de mâcher n'ayez ores souci.

Considérez que je fusse transi, 25 Foie, poumon et rate qui respire;

Et vous mon corps, qui vil êtes et pire

Qu'ours ne pourceau qui fait son nid es fanges, Louez la cour avant qu’il vous empire,

Mère des bons et sœur des benoîts anges, 30

Prince, trois jours ne veuillez m'écondire,

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