‹ Œuvres complètes de Villon publiées avec une introduction et des notesChapitre 161 sur 270 · LE DÉBAT DU CŒUR ET DU CORPS DE VILLON · texte numérisé non relu

LE DÉBAT DU CŒUR ET DU CORPS DE VILLON

LE CORPS

Qu'est-ce que j'ouis ?

LE CŒUR

Ce suis-je.

LE CORPS

Qui?

LE CŒUR

| Ton cœur, Qui netient mais qu’à un petit filet.

Force n’ai plus, substance ne liqueur, 15 Quand je te vois retrait ainsi seulet, Com pauvre chien tapi en reculet.

Pourquoi est-ce? Pour ta folle plaisance.

108. Impétrer : obtenir. — Royaux sceaux : grâces qu’on scelle au nom du roi.

109. Et hissez-moi dans quelque corbeille. Dans les plus profonds des cachots, les prisonniers étaient descendus par une poulie.

110, 111. Fuir exprime la hâte, non le départ. Ils s’empressent d’accourir à monceaux, c’est-à-dire en foule, là où l’un d’entre eux brait, c’est-à-dire crie, — Fuient, deux syllabes.

113. J'ouis : j'entends. — Ce suis-je : c’est moi. — Ton cœur. Le cœur du poète fait au corps la leçon, sur la prison follement encourue par son vice. Il commence par cinq vers de suite, auxquels le corps répondra en termes brefs et de mauvaise humeur.

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