XX. Fuir enfin se dit
Equarir, s'équarir, déclaré v. 25, 227.
Rebourser, v. 46.
Courir se dit
Brouer, sens évident par les v. 173, 227. Le mot est dans la chanson de Philippe de Savoie : À Morges broua le gibier. Embrouer, s'embrouer : même sens. |
Pousser de la quille, v. 173. On voit par le même vers que {a quiile c’est la jambe.
A chacun de ces vingt articles certains, il faut ajouter les remarques suivantes, dont les chiffres renvoient à ceux qui précèdent.
J. Fardis, à cause de farde, chanvre, relevé ailleurs, signifie peut-
La
être la corde, et partant le gibet. Le refrain v. 10 etc. s’en accommode.
Grup au v. 223, est peut-être abrégé de halle-grup, gibet.
Avoir du pis, litote pour périr, au v. 34 et 206, signifie sans doute la potence.
Hurme au v. 208, se déclare comme partie du gibet.
Grume de même au v. 266. Les deux mots associés v. 135, 136, confirment ce sens sans plus de précision.
mm. La terre, dite
La dure dans les auteurs de la fin du xvi° siècle, entre peutêtre à ce titre dans les v. 92, 183, qui montreraient la terre s’éloignant du pendu et échappant à ses regards, pour signifier le supplice de ia corde. :
Essorer, v. 26, est peut-être : pendre (Sainéan).
v. Il y a beaucoup de difficulté à croire que
Accolé signifie quelquefois prisonnier. Il est certain pourtant qu’au v. 37, ce sens seul s'accorde avec ce qui suit.
Enclouer, v. 277, semble signifier : emprisonner.
vi. Le sens d’attrapé, penaud ou débpisté, est peut-être celui de Rouges gueux, au v. 144. |
vit. La couleur du pendu est sans doute marquée dans Noircis, v. 2.
ix. La roue ou la justice, fait subir aux larrons un traitement que nous ignorons, désigné par
Planter du gris, v. 203,
Plombis à coin, v. 90,
Baudrouse de quatre talle, v. 160,
Hairenalle, v. 161,
Pirenalle, v. 163, sont peut-être des instruments à donner la question.
x. Le prévôt est peut-être appelé
Le grand Can (Sainéan).
Saint-Archquin, à qui, le v. 284 fait la nique, désigne sans doute les archers ou la justice.
x. Les larrons sont peut-être désignés sous le nom de
Mignon, v. 80.
Contre, au v. 191, ne signifie certainement par le compagnon larron. CR
xi. Sans doute c’est dans les métiers divers exercés au sein de la bande par les larrons, qu’il faut chercher le sens de
Spélican, v.u8. |
Quoique planteur ait sa définition dans l'instruction de 1455,
aucun des passages ci-après v. 21, 57, 62, 108, 145, 191, 213, ne souffre au verbe Planter, un sens qui s’y rapporte. L’explication doit être cherchée ailleurs.
Le sens de tromper est peut-être celui de Gourer, supposé par le v. 246.
xiv. Long, dans l'instruction de 1455, est expliqué par : rusé, qu'on a pourtant peine à concevoir dans le passage qui le contient, refrain v. iog etc.
xv. L’instruction de 1455 donne à
Blanc, le sens d’un quidam qu’on dupe ; mais cette application n’a pas lieu ici. Au v. 15 le mot signifie : attrapé, mais s'applique au larron. Au v. 12 c’est le sens ordinaire de blanc d’une cible. Avisez le blanc : ne perdez pas de vue le but.
Ninard, v. 87, est peut-être un des noms de ceux qu’on dévalise.
Beaux sires bas assis, v. 200, peut-être aussi, par opposition aux sires qui sont debout, les larrons, dont on fait des pendus.
xvir1. Aux verbes qui signifient l'exercice du larronnage, s'ajoutent les suivants :
Ruer, preuve, v. 87, 114, 117, 201,
Echèquer, preuve, v. 60,
Arver, preuve, v. 79 : desquels on ne sait pas le sens;
Abattre, avec l’argent pour régime sans doute, v. 53.
Les dés dont on trompait, sont dits
Gourds, expliqué dans d’autres argots par bon. Il se peut que les gourds arques, ou bons dés, soient les dés pipés.
Marque, expliqué dans l’argot de 1654 comme la fille qui vit avec le larron, n’a certainement pas ce sens ici. Les v. 111, 143, le désignent évidemment comme partie de l’attirail des tricheurs
de dés.
xix. La méfiance à l’égard des agents de justice exprimée par luer au bec, s’exprimait peut-être par
Luer tout court, v. 248.
Babilter est peut-être mentir à la justice, v. 74, comme dorer.
xx. Courir se dit peut-être aussi Piétonner, v. 13.
Tout ceci a rapport aux larrons et à l'existence qu’ils mènent,
Voici dans les vers de Villon ce qui se trouve encore de mots certains.
.Chanter : parler, preuve v. 71.
Gallois : débauchés, de galler (Longnon).:
Haire : violence, preuve v. 106.
Jarte : robe, défini par l'instruction de 1455.
Piarde : bonne boisson, prouvé par exemples contemporains.
Plant (être en), être immobile, v. 265.
Rebecquer : regarder; de becquer qui a ce sens dans l'instruction de 1455.
Songeard (ètre) pour, ou songer : hésiter, sens évident aux v. 27,1
Stat : il cest. Défini par Marot en commentaire du Grand Testament, v. 1598.
Tarde (la) : le tard, v, 102.
Sens probables ou supposés.
Adouter : craindre, v. 253.
Bauderie : hardiesse, v. 221.
Beau de bourde : paré de mensonge, v. 270.
Blandi : flatté ou rendu flatteur, v. 270.
Cinq ou six : beaucoup, v. 4, 201.
Crémir : craindre, v. 253.
Eclipse (faire) : disparaître, v. 152.
Endossées : vêtement, v. 78
Enterver : entendre, dans les écrits de la fin du xvie siècle. Enterveux, d'accord avec ce sens : qui écoute. Gaudisserie : divertissement. Gaudie, même sens, v. 296. Gaudi : joyeux, v. 1, 36.
Mémoradis : qui se souvient, v. 219.
Montijoie : enseigne de chemin (Longnon).
Pluc : butin (Sainéan) v. 95.
Pongois : gosier, v. 100.
Rebigner : examiner, v. 170.
Rifler : piller; riflerie : pillage (Longnon), v. 131, 179.
Les mots ou expressions suivantes, inconnus et sans ouverture, sont ceux qui sollicitent davantage l'attention et la curiosité.
Montrer des trois le bris, v. 18.
Planter picons, v. 21, 51.
Le rufle en la joue, v. 274. Le rufle est le feu Saint-Antoine ou
é-ysipèle, d’après l'instruction de 1455. Reste à trouver le sens : figuré.
Tailler des mines, v. 232.
Babigner, v. 28, 75, 146.
Carieux, v. 16, 182.
Droue, drouerie, v. 137, 218.
Ecorné, v. 261, 268.
Ecrouer (s’), v. 266.
ÆEmps,. v. 34,190, 227, 250.
Enclavé, déclavé, 19, 240.
Farci, 59, go. |
Fondes, v. 210.
Havre, refrain, v. 267 etc. | Zs, v. 28, 71, 195. M. Longnon croit qué men-is veut dire moi-
même. :
Nouer, v. 272, 288.
Pois, v. 56, 104.
Sauve, v. 260, 268. ;
Sorne, sorniller, v. 58, 59, 247.
Vergne, v. 250, 282.