‹ Œuvres complètes de Villon publiées avec une introduction et des notesChapitre 232 sur 270 · Contres : compagnons · texte numérisé non relu

Contres : compagnons

198. Esleves : faites passer. Blanc pour bis : de l’argent pour du billon, en changeant.

199 Hurlerie : bagarre (Longnon).

Sur les beaux sires bas assis. 200 Ruez de feuilles cinq ou six; >

Et vous gardez bien de Ia roue,

Qui aux sires plante du gris

En leur faisant faire la moue.

La gifle gardez de rurie, 205 .

Que vos corps n’en aient du pis,

Et que point à la turterie

En la hurme soyez assis.

Prenez du blanc, laissez du bis,

Ruez par les fondes la poue, | 210 Car le bisac à mon avis

Fait aux bénards fairé la moué.

Plantez tôt de la mouargie,

Puis çà puis là, tout pour Purtis, |

Et n’épargnez point la flogie, 215 Des doux dieux sue les patis.

Vos emps soient assez hardis

Pour leur en avancer la droue,

Mais soient tous mémoradis

Qu'on vous fasse faire la moue. | 220.

200. Beaux sires bas assis. Bas assis parait s’ opposer aux pendus qui sont debout. v. 154, partant aux larrons. Ce serait ceux qu'ils dévalisent,

201, 202. Feuilles : pièces d’ argent. — Cinq ou sir. Comme on ne peut croire que cinq ou six pièces soient l’objet du larronnage, il faut supposer que c’est là un terme d’argot pour : beaucoup, un grand nombre, un tas. Même expression v. 4. — Laroue : la justice. — Vous gardez : gardez-vous.

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