INTERROGATOIRE DE DIMANCHE LELOUP
crocheteurs, envoyeurs, planteurs, et à parler au vrai, sont très mauvais et périlleux, lesquels ou aucuns! d’eux eussent fait en cette ville durant cet hiver innumérables*? dommages s’ils n’eussent été découverts. Et sont gens, comme il dit, de telle volonté®, que se* aucun! d’eux révèle rienf de leur secret et ils le peuvent savoir, si jamais se treuve? en leur puissance à part, ils le tueront. Et sait bien il® qui parle, comme il dit, que quand il sera délivré, s'ils le peuvent trouver à part et mal accompagné, ils le tueront, il qui parle, comme il dit qu’ils ont menaçé moi, ledit procureur et ledit Perrenet.
Aussi s’il sait rien d’un plant qui a été fait à Bézes, et un autre à Crémolois.
Dit qu'il en a bien ouï parler, mais il ne sait qui les a faits, c combien° qu’il a bien oui dire que pour faire l’un des plants, J acquot de la Mer. prêta son cheval. Mais il ne sait si ledit Jacquot savait pourquoi c'était faire. |
S’il connaît point un nommé Tartas.
Dit que non. Et après qu’il a pensé un peu, a dit qu'il connaît bien un nommé Nicolas Lebègue,etaucunes fois10 s'appelle Nicolas Leroy et aucunes fois Tartas, et change souvent son nom ainsi que “aussi tous les autres font. Et dit, sur Ce interrogé, que ledit Tartas est planteur, mais il ne sait s’il a fait les deux plants où l’un, dont ci-dessus est faite mention.
__ S'il eut onques aucun butin es‘! plants, estèves et autres mauvai- setés!? que lesdits coquillards fissent.
Dit que non plus avant‘ à une fois, d’une paire de souliers, ou de trois gros!#, ou de son écot{f; car comme il dit quand aucun‘ gain se fait par aucun‘ see ceux qui ne sont présents n’y ont rien, qui ne leur donne’.
Se Jacquot de la Mer a point recélé aucun desdits coquillards;
Dit que oui. Tous à tout le moins les a-1-il promenés par la ville et tenus en son hôtel, les y a souffert jouer et faire toutes leurs gallest*; mais à la vérité il ne sait s’il a eu butin avec eux ou non. Bien sait-il que plusieurs fois, comme il dit, en l’hiver dernière-