‹ Œuvres complètes de Villon publiées avec une introduction et des notesChapitre 250 sur 270 · Quoique, | 18. Débauches · texte numérisé non relu

Quoique, | 18. Débauches

ment passé, ct quasi chacun! jour, ledit Jacquot baïillait* à un cordelicer apostat nommé Johannes, des écus, dont il allait acheter la provision pour la dépense de l’hôtel dudit Jacquot. Et sait bien, comme il dit, que ledit Johannes estevait de l'argent aux bouchers à chacun écu qu'il changeait; mais en vérité il ne sait se ledit Jacquot y avait part ou non. Dit en outre que certain soir que monseigneur le mayeur? devaitaller faire le guet, ledit Jacquot fit savoir à lui qui parle, à Bernard, à Antoine et autres, jusqu’au nombre d'environ douze, qui jouaient en l’hôtel dudit Jacquot, la venue de monscigneur le mayeur. Si‘ s’en allèrent tous en l'hôtel dudit Perrenet, et à l'heure que ledit monseigneur le mayeur passa, furent éteintes toutes les chandelles, et se couchèrent l’un çà, l'autre là, et tellement que rien ne fut trouvé.

De quelle science il® qui parle, sert, et qu’il* sait faire en la science de ladite Coquille.

Dit qu’il joue aucunes fois aux dés, à Saint-Marry, à la taquinade, à la queue de chien, et telles menues choses en quoi il est assez expert; mais du surplus ne sait rien, ne il n’en usa onques, comme il dit. Bien est vrai que ledit Johannes, Renault, Raimonnet et Jean Cornet eussent aucune chose’ profité ou voyage de Lorraine. Là où il qui parle, ledit Renauld et ledit Raimonnet furent pris au lieu de Toul, il en devait avoir son étoffe comme les autres; mais il n’a pas su qu'ils gagnasserat rien; si* n’en a rien eu.

Et autre chose n’a voulu dire à la charge de lui ni d'autre desdits coquillards.

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