‹ Œuvres complètes de Villon publiées avec une introduction et des notesChapitre 83 sur 270 · Chus : tombés · texte numérisé non relu

Chus : tombés

511. Regards et ris : des regards et des sourires. Elle décrit ici son métier. — Faisaient, trois syllabes, 512. De beauté lointains : éloigné de la beauté. L’s est pour la rime.

Oreilles pendantes, moussues,

Le vis pali, mort et déteints, | 515 Menton froncé, lèvres peaussues,

C'est d’humaine beauté l'’issues,

Les bras courts et les mains contraites,

Les épaules toutes bossues,

Mamelles, quoi! toutes retraites, 520 Telles les hanches que les tettes, :

Du sadinet fil Quant des cuisses,

Cuisses ne sont plus, maïs cuissettes,

Grivelées comme saucisses.

Ainsi le bon temps regrettons 525 Entre nous, pauvres vieilles sottes,

Assises bas à croupetons,

Tout en un tas comme pelotes,

A petit feu de chènevotes

Tôt allumées, tôtéteintes, 530 Et jadis fûmes si mignotes!

Ainsi en prend à maints et maintes.

514. Moussues : par le poil qu’elles poussent, 515. Vis : visage. — Déleints. L's est pour la rime. 516. Peaussues : embarrassées de peau.

517. C'est le terme de la beauté humaine, c'en est l’aboutissement. — L's d’issues est pour la rime.

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