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MEURTRE DU If ARËCHAL D*ÂNCRE. 47

la plupart des juife portugais qui étaient Tenus enrahir tout le commerce que les Français n'entendaient pas encore. Ils restèrent pour la plupart à Bordeaux , et continuèrent ce commerce qui leur était défendu.

Une autre affaire qui r^ardait plus particulièrement le parlouent fut celle de la paulette. C'était un droit annuel, imaginé par un nommé Paulet sous Tadministration du duc de Sulljr. Tons ceux qui araient obtenu des charges de judicature payaient p^ an la soixantième partie du revenu de leurs charges, moyennant quoi elles étaient assurées à leurs héritiers, qui pouvaient les garder ou les vendre à d'autres, comme on vend une métairie. Cet abus ne Caiisait pas honneur au duc de Sully. (Tétait peut-être Tunique tache de son ministère '.

Les états de 161!i et 1615 demandèrent fortement Tabolition de ce droit et de cette vénalité; le ministère la promit en vain. L'avantage de laisser sa charge à sa famille remporta sur le fardeau du droit annuel. 11 y a eu beaucoup de changements dans la perception de ce droit : on l'a modifié de vingt manières, comme presque toutes les lois et tous les usages. Mais la honte d'acheter le droit de vendre la justice, et celui de le transmettre à ses héritiers, a subsisté toujours. On a prétendu depuis que le cardinal de Richelieu approuva cet opprobre dans son prétendu Testament politique. On ne s'apercevait pas encore que ce Testament est l'ouvrage d'un faussaire aussi ignorant qu'absurde^.

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De plus grands événements se préparaient : les factions s'aigrissaient ; Concini, maréchal d'Ancre, n'entrait pas au conseil.

1. Voyez, djjis r£ssai smr rBisimre générale^ une oot? de réditeor sur Sollr. 'IL. — Les édite jrs de Kelil, mnteors de cette DOte, n'ea ont mb aucune «or SuUt daas TEom smr Its Jfopvrs, pablié prccédemxent %in* le titre d'Essai sur l'Histoire gémèraU. Mais ils ont ^t une Additiom à i'ase d -« oi^tcf da cluiiit Vfll de U Bemrûaée, L'éiablissement de U paulftU eside leo;. (B.,

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